Société - Page 5

  • Le droit pénal suisse en pleine mutation

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    khz080100015.jpgEn 2011 la Suisse franchit un pas historique: elle met en vigueur dans sa justice pénale une procédure fédérale unifiée. Jusqu’en 2003, la Constitution fédérale prévoyait un grand partage: la législation en matière de droit pénal relevait de la compétence de la Confédération, mais l’organisation de la justice et la procédure pénale étaient du ressort des cantons. Ainsi, depuis 1942 (année de l’entrée en vigueur du Code pénal suisse), le droit pénal s’est trouvé unifié, mais appliqué dans les formes prescrites par 25, puis, avec le Jura, 26 cantons. Chacun d’eux possédait son propre code de procédure. La justice pénale était ainsi confinée dans des frontières cantonales que pouvaient librement franchir les délinquants.

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  • La structure sociale de la suisse

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    Kurhan091000367.jpgLa structure sociale de la Suisse, c’est l’organisation de l’ensemble des conditions sociales qui façonnent la vie des gens en Suisse en favorisant ou en entravant leur épanouissement. Que l’on ne songe donc pas en premier lieu aux individus vivant dans le pays ni aux relations privées qu’ils nouent entre eux mais à l’agencement de la société et à la manière dont il influence leur vie. La structure sociale n’est pas un donné naturel, elle résulte à son tour de l’activité humaine. Ces deux points de vue, apparemment opposés, seront pris en considération.

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  • Origines et conséquences de l’urbaphobie

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    niserin090100017.jpgAlors  que  l’hostilité  à  l’égard  de  la  ville  constitue  une  tendance  globale  et  multiséculaire,  elle  est  paradoxalement  un  phénomène  peu  explicité  et  peu étudié. Rares en effet sont les recherches consacrées à l’urbaphobie et  encore plus rares sont celles qui ont tenté d’aller au fond des origines, des  contenus  et  de  la  portée  de  la  pensée  urbaphobe.  Parmi  ces  exceptions,  il  faut  évidemment  citer  les  travaux  de  Morton  et  Lucia  White  (1962)  et  leur passionnante analyse de l’hostilité à l’égard de la ville des intellectuels  américains.

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  • Le prix des immeubles

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    Kiya060300043.jpgLes deux héros du dernier roman de Flaubert ne se sont pas frottés à la «science» de l’évaluation immobilière dans leurs périgrinations encyclopédiques. Ils y auraient pourtant trouvé au moins autant de sottises que dans toutes les connaissances de l’humanité qu’ils ont étudiées et expérimentées. Pedrazzini et Micheli comblent cette lacune dans le présent ouvrage. Flaubert avait songé à un sous-titre pour Bouvard et Pécuchet : Du défaut de méthode dans les sciences. Les exégètes s’accordent pour dire que la cible de Flaubert était la bêtise humaine. Mais ils se querellent aujourd’hui encore pour savoir s’il critiquait la science elle-même ou bien l’usage qui en est fait. S’il est évident que ses deux copistes sont de piètres usagers, l’opinion de Flaubert sur la science est moins transparente. Une chose pourtant est claire : aucune méthode scientifique ne survit aux expériences des deux héros.

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  • Le renouveau des transports publics

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    hfng061200010.jpg“L’autobus est un véhicule dans lequel il y a toujours de la place quand il va dans la direction opposée” Alphonse Allais

    Tramways, trolleybus et bus parcourent nos villes, rythment la vie des passagers, animent les rues de leur présence devenue banale. Pourtant leur histoire, leur technologie, et même leur pérennité sont riches de surprises.

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  • Un vent nouveau sur les administrations publiques

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    3dfoto090500094.jpgL’administration publique semble être condamnée à se moderniser. Parler d’elle, c’est évoquer une «bureaucratie», par définition lourde, inefficace, lente et paperassière. Dans tous les pays et à toute époque, l’organisation des collectivités publiques a fait naître chez les administrés une méfiance et une crainte instinctive devant un processus d’alourdissement, de renfermement sur les habitudes, de négligence croissante. En réaction, cette dégradation administrative qui paraît consubstantielle, a suscité ce que certains chercheurs ont pu appeler une «tradition de modernisation».

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