21/08/2015

Penser et s'approprier la matière

matiere.jpgLa matière accompagne l’homme depuis les premiers outils de la Préhistoire jusqu’aux matières plastiques du XXIème siècle. Il y a d’abord la main de l’ouvrier ou de l’artisan qui façonne les poteries, les briques et les tuiles, forge les métaux et file le verre. Pour l’essentiel, les machines qui aujourd’hui conditionnent les mêmes matériaux, ne font que répéter, plus massivement et plus vite, des gestes ancestraux. Cette main est aussi celle du chercheur qui découvre, mesure, expérimente et trouve des opportunités d’application.

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16/01/2012

Le monde des couleurs

> Le Traité des couleurs

5288129-a-line-up-of-planet-earth-spheres-lined-up-like-marbles.jpgLe voyageur qui parcourt, sous un soleil éclatant, une route de l’Atlas, pourra bien rencontrer sous un arbuste, au bord de la piste, deux jeunes garçons proposant des minerais cueillis dans les montagnes. L’un d’eux s’avance à l’approche du véhicule et fait miroiter au soleil, de loin déjà, une assemblée de gros cristaux enchâssés dans une pierre grise, dont les reflets vieil or rappellent l’éclat de la pyrite de fer. Fasciné, on s’arrête, on marchande gaiement le trésor. Plus tard, une considération plus attentive de l’objet sous une lumière moins violente, révélera aisément la supercherie. Il ne s’agit que d’un vil morceau de géode, dont les rhomboèdres de quartz, invendables comme tels parce que très tachés, ont été teints avec de l’encre violette. Pourquoi, ainsi déposée sur une surface lisse, l’encre violette offre-t-elle ce reflet d’or, alors que la craie, imbibée de cette même encre, apparaît par réflexion banalement violette comme on s’y attend?

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09/12/2011

Lumières du futur

> Interview de Libero Zuppiroli

3718907-power-button-on-a-dark-blue-background.jpgL’ouvrage de Libero Zuppiroli et Daniel Schlaepfer est destiné aux lecteurs curieux qui souhaitent se forger leurs propres opinions sur des questions qui les concernent de près comme l’illumination de leur demeure. Il est bien probable qu’ils aiment la lumière, même artificielle, et qu’ils se refusent à la réduire à de la simple énergie, c’est-à-dire à une marchandise. Ces femmes et ces hommes curieux ont sans doute déjà expérimenté, en contemplant les nuits étoilées, ce lien mystérieux que la lumière crée entre l’Homme et le Cosmos. Ils ont ressenti des instants de profonde jubilation intérieure en ouvrant les volets de leur chambre sur des matins promettant des journées d’une belle clarté. Ils ne restent pas insensibles devant le spectacle d’un coucher de soleil sur la mer (ou sur le lac Léman), et ont soupçonné, à cette occasion, les liens intimes que la lumière a tissés avec les zones les plus profondes de leur inconscient.

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