28/10/2013

Concepts innovants dans le secteur public

Le management public est souvent confronté à une question délicate : s’agit-il véritablement d’une nouvelle approche de la gestion des institutions publiques ? La transposition de nouveaux outils de direction aux organismes publics est parfois considérée comme une approche impérialiste des concepts de gestion d’entreprise.

Le point de vue de la gestion d’entreprise est néanmoins justifié car, en fin de compte, qu’est-ce qui différencie une institution publique d’une entreprise privée dans l’accomplissement de ses tâches ? Toutes deux doivent faire face à un environnement aux ressources limitées qu’elles engagent de manière effective, efficiente et responsable dans le but de remplir leurs tâches avec les personnes et les moyens disponibles, quand bien même elles disposent de mécanismes de gestion différents. Les premières tentatives de pilotage des administrations étatiques, orientées vers les résultats et les prestations fournies, remontent au milieu du XXe siècle. Divers systèmes de planification et de gestion visant à accroître l’efficience et l’effectivité de l’action administrative se développèrent les décennies suivantes.

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16/07/2013

La transparence: Etat des lieux en Suisse et dans le monde

corruption-chine-300x213.gif?16fe88Qui s’oppose aujourd’hui à la transparence dans la conduite des activités de l’Etat? Pratiquement personne tant le concept est intrinsèquement connoté positivement et sa négation presque toujours associée au secret, à l’opacité et par là à la corruption et à certaines formes d’obscurantisme.

La transparence est devenue aujourd’hui incontournable et elle est de plus en plus considérée comme un droit fondamental: celui d’être informé (obligation pour l’Etat d’informer de manière active) et celui de pouvoir s’informer (obligation pour l’Etat de rendre publique l’information dont il dispose). Plusieurs raisons justifient que l’Etat et son administration travaillent de manière transparente.

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23/11/2012

Le « Sonderfall » entre obsolescence et obstination

> Interview de René Schwok

14755791-switzerland--circa-1957-stamp-printed-by-switzerland-shows-who-emblem-circa-1957.jpgCette étude porte sur la politique extérieure de la Suisse depuis la fin de la Guerre froide. Sa problématique principale est une évaluation du Sonderfall helvétique. Est-il en voie d’obsolescence ou plus obstiné que jamais ?

Le « Sonderfall suisse » – de l’allemand Sonder désignant ce qui est séparé – se réfère à l’observation que la Suisse constitue un « cas particulier ». En politique extérieure comparée, cette formulation, quoique souvent floue, cherche surtout à relever la capacité de la Confédération à se tenir à l’écart des grands évènements européens : guerres, révolutions, intégration régionale, crises économiques et sociales. Elle vise aussi à souligner ses particularités comme sa neutralité, sa démocratie directe, son fédéralisme et ses spécificités économiques (particulièrement bancaires).

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