30/08/2018

Une Suisse à 10 millions d'habitants

9426261-symbole-de-population-demographie.jpgAuparavant confinée au seul cercle des spécialistes, l’évolution démographique de la Suisse est désormais le sujet fréquent des discussions publiques et politiques. Diverses raisons expliquent cet engouement pour l’étude des populations suisses: avec le franchissement du cap symbolique des huit millions d’habitants en été 2012 se pose en effet la question de la population maximale que peut supporter le pays.

Lire la suite

Qu'est-ce qui fait la Suisse d'aujourd'hui?

images-300x147.jpegAuparavant confinée au seul cercle des spécialistes, l’évolution démographique de la Suisse est désormais le sujet fréquent des discussions publiques et politiques. Diverses raisons expliquent cet engouement pour l’étude des populations suisses: avec le franchissement du cap symbolique des huit millions d’habitants en été 2012 se pose en effet la question de la population maximale que peut supporter le pays

Lire la suite

Qu'est-ce qui fait le succès du franc suisse ?

te%CC%81le%CC%81chargement-29-300x160.jpegQu'est-ce qui fait le succès de notre franc suisse ? L’histoire d’un pays, de son peuple et de ses institutions est intéressante parce qu’elle nous permet de tirer des enseignements pour le présent. Mais elle revêt une importance bien plus fondamentale en ce sens que le présent reflète des événements du passé sous de multiples facettes. De nombreux éléments tirés de l’histoire monétaire suisse peuvent se révéler d’une aide précieuse pour apprécier d’importantes questions se posant actuellement.

Les décisions de nos parents, de nos grands-parents et de leurs ancêtres, au même titre que les événements qui ont marqué leur époque respective, sont à l’origine du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ainsi, le présent et le passé sont liés, et il n’est guère possible de comprendre le premier autrement qu’à la lumière du second.

Il est toutefois pertinent et légitime de se demander, au-delà de ce constat, quelles conclusions et quels enseignements concrets nous pouvons tirer de l’histoire aujourd’hui. Certes, le monde est en mutation perpétuelle et les problèmes du présent se distinguent toujours par l’un ou l’autre aspect de ceux du passé. Maintes interactions n’en demeurent pas moins relativement constantes sur de longues périodes, et nombre de questions reviennent de manière récurrente, mais sous une forme légèrement différente. C’est pourquoi l’histoire a sans conteste des enseignements à nous livrer.

Il s’agit en particulier des domaines suivants :

  • le rôle de la stabilité politique, budgétaire et sociale dans le succès d’une monnaie;
  • l’interdépendance entre la stabilité monétaire, la stabilité financière et la stabilité de l’économie réelle ;
  • les avantages et les inconvénients des systèmes monétaires métallique et fiduciaire ;
  • les avantages et les inconvénients de la concurrence et du monopole dans la mise à disposition de monnaie et de services financiers ;
  • le rôle d’une banque centrale dans les systèmes monétaires métallique et fiduciaire, ainsi que l’importance de la stabilité monétaire en tant que principal objectif de la politique de l’institut d’émission sous un régime fiduciaire ;
  • le rôle de l’indépendance de la banque centrale par rapport à la politique et aux groupes d’intérêt sociaux ;
  • les avantages et les inconvénients des cours de change fixes et flottants, ainsi que l’importance de la souveraineté monétaire.

Historique du Franc Suisse

L’histoire d’un pays, de son peuple et de ses institutions est intéressante parce qu’elle nous permet de tirer des enseignements pour le présent. Mais elle revêt une importance bien plus fondamentale en ce sens que le présent reflète des événements du passé sous de multiples facettes.

La consolidation du pays sur les plans politique et social ainsi que ses succès économiques croissants ont favorisé la transformation du franc suisse en une monnaie de placement autonome, forte et d’importance internationale. La volonté marquée d’indépendance, mais aussi de stabilité budgétaire et monétaire, qui a toujours caractérisé la Suisse par rapport à d’autres pays, a joué un rôle crucial à cet égard.

Dans un contexte social et économique fragile, il est difficile de construire et de préserver un ordre monétaire stable. Que la Suisse ait été épargnée des affres de la guerre depuis un siècle et demi – grâce à un bon sens politique et à d’heureuses circonstances – a bien sûr aussi fortement contribué à la constitution du capital de stabilité et de confiance dont jouit le franc suisse aujourd’hui.

Concurrence et monopole dans le domaine monétaire

Au fil des ans s’est imposée l’idée que la monnaie présente les caractéristiques d’un bien public ayant de forts effets de réseau et qu’elle tend donc naturellement à la centralisation et au monopole. Les théoriciens de la monnaie partagent largement cette conception aujourd’hui. L’histoire monétaire de la Suisse en est la parfaite illustration. Après son introduction en 1850, le nouveau franc suisse s’est imposé rapidement et sans difficulté comme monnaie nationale. Le passage de l’imbroglio monétaire, qui prévalait jusque-là, à un système uniforme à l’échelle nationale répondait manifestement à un besoin impérieux. Il contribua durablement à l’efficacité du système monétaire et de paiement suisse ainsi qu’à la capacité de production de l’économie helvétique dans son ensemble.

Cet article traitant du franc suisse et de son historique n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-104-2-212x300.jpgPour en savoir plus : Aujourd’hui, le franc suisse atteint des sommets et affiche une grande vigueur. Lors de sa création en 1850, rien ne laissait présager qu’il deviendrait, au cours des 150 années suivantes, l’une des monnaies les plus fortes et les plus prisées du monde. Durant le premier demi-siècle de son existence, il est resté un faible appendice du franc français. Ce n’est qu’au fil du XXe siècle qu’il est devenu, lentement mais sûrement, une monnaie de placement internationale, stable et recherchée. Cet ouvrage se propose de décrire l’itinéraire du franc suisse jusqu’à nos jours.

>> Commandez dès à présent votre ouvrage

Extrait du titre Le Franc Suisse, L'histoire d'un succès
De Ernst Baltensperger
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

Mourir - Que savons nous sur la mort ?

te%CC%81le%CC%81chargement-4-1.jpegLa mort, avec la naissance, est l’unique événement qui concerne, c’est inéluctable, tous les êtres humains.  Si nos connaissances sur le commencement de la vie sont multiples et précises, la mort, elle, reste un domaine encore largement inexploré.

Mais que savons-nous sur le « mourir », ce moment où la vie s’arrête ? Surprise, la plupart des questions restent ouvertes. A commencer par la plus importante : pourquoi mourrons-nous ?

Pourquoi mourrons-nous ?

te%CC%81le%CC%81chargement-2-1.jpegLa question n’est pas si banale. Recourant à des manipulations génétiques, des chercheurs ont réussi à prolonger, apparemment de façon illimitée, la vie d’organismes inférieurs – une algue par exemple. De leur côté, les théoriciens de l’évolution apportent une explication scientifique à la limitation de la durée de la vie biologique. Selon l’hypothèse dite de l’«ADN égoïste», tous les organismes vivants ne sont que des machines biologiques dont le but est de maximiser la transmission, la multiplication et le mélange de leur matériel génétique.

Si l’on suit ce raisonnement, la fonction bio-évolutive d’un organisme vivant s’épuise quand il a engendré le plus de descendants possibles et veillé à leur survie jusqu’à l’âge où ceux-ci sont à leur tour capables de se reproduire. Après quoi, cet organisme devient un concurrent de ses propres descendants pour l’accès à la nourriture, sans plus aucun avantage pour la diffusion de ses gènes. Il devrait alors disparaître le plus vite possible au profit de son espèce. De toute évidence cette logique ne s’applique plus à l’homme évolué.

Le processus d'autodestruction de notre corps

Si l’on sélectionne la rubrique « mort » dans l’index d’un manuel de physiologie, on trouve des informations, mais seulement sur la mort de cellules individuelles, celle de parties de tissus ou éventuellement celle d’organes.

te%CC%81le%CC%81chargement-1-2.jpegLa mort cellulaire a été très bien étudiée car elle joue un rôle déterminant dans le développement embryonnaire. Le processus physiologique de la mort cellulaire programmée est appelé apoptose : au cours de la croissance et de la différenciation des organes, des cellules sont formées en quantité superflue et se trouvent en concurrence pour une quantité limitée de facteurs de croissance. Les cellules surnuméraires sont naturellement écartées et meurent, mais pas « gratuitement » : elles activent des gènes d’autodestruction et précipitent leur fin au profit du reste de la collectivité.

Voilà qui confère un sens inattendu à l’ancien proverbe « media vita in morte sumus » (au milieu de la vie nous sommes entourés par la mort). La mort ne nous accompagne pas seulement dès notre naissance mais déjà bien avant celle-ci ; elle est la condition sine qua non pour que nous venions au monde sous la forme d’organismes viables.

LA MORT DES ORGANES et la régénération

On sait que des parties d’organe ou même des organes entiers peuvent mourir sans conséquence fatale pour l’organisme affecté. Une limitation de la circulation sanguine est la cause principale de la mort d’un organe ou d’une partie d’organe. C’est le cas lors d’un infarctus cérébral ou d’un infarctus du myocarde. L’autre cause, c’est un traumatisme, par exemple lorsque la rate se déchire ou se rompt. S’il le faut, on peut vivre sans rate, avec un seul rein ou un seul poumon. Mais on ne vit pas sans cœur ni sans cerveau ; l’organisme ne peut survivre que si ces deux organes n’ont subi que des lésions partielles.

images-2-1.jpegLes membres d’un organisme peuvent aussi mourir et être amputés sans que cela entraîne forcément la mort. De nombreuses espèces animales reconstituent des organes détruits voire des membres entiers par régénération. Cette capacité s’est toutefois réduite avec la spécialisation et la complexification des organes au cours de l’évolution. Chez l’être humain, le foie possède une grande capacité de régénération, la peau également. Des découvertes récentes ont montré que même le cerveau peut partiellement se régénérer après une lésion grâce aux cellules souches neuronales. Cette alternance entre la vie et la mort nous accompagne donc depuis notre conception jusqu’à notre décès.

LA MORT DE L’ORGANISME

La cause immédiate de la mort la plus souvent indiquée sur les certificats de décès est l’« arrêt cardio-respiratoire », c’est-à-dire l’arrêt de la fonction cardiaque et de la circulation sanguine. Qu’est-ce qui provoque vraiment la mort d’un organisme ? Quand survient-elle exactement ? Les études sont rares. Elles seraient pourtant très utiles, car les médecins sont souvent les premiers surpris par le déroulement du décès de leurs patients.

te%CC%81le%CC%81chargement-3-1-300x158.jpegPresque tous les médecins peuvent parler de patients qui ont continué à vivre un certain temps, démentant tous les pronostics cliniques. Plusieurs fonctions vitales de leur organisme étaient défaillantes, mais ils résistaient. Le cas inverse est aussi bien connu: des personnes très âgées et/ou gravement malades ne sont de loin pas en phase terminale, mais leur décès surprend les médecins qui ne réussissent pas à identifier une cause plausible, même avec une autopsie. Comment l’expliquer ?

Nous savons avec certitude que l’être humain ne meurt pas «d’un seul coup». Les organes s’épuisent à des vitesses et à des moments différents avant leur arrêt définitif.

En principe, la perte de la capacité fonctionnelle de chaque organe vital peut entraîner la mort. Sont concernés le cœur, les poumons, le foie, les reins et le cerveau. Tous les processus qui mènent au décès découlent d’une lésion directe ou indirecte d’un ou de plusieurs de ces organes vitaux. Sur le plan physiologique, on distingue donc cinq types de décès, cardio-vasculaire, pulmonaire, hépatique, rénale et cérébrale.

images-3-1-300x150.jpegDe nombreux décès résultent d’une combinaison de deux ou plusieurs de ces processus, par exemple lorsqu’une personne atteinte de démence avancée meurt d’une pneumonie. Il importe surtout de se souvenir que les décès sont tous liés à la défaillance d’un ou de plusieurs organes vitaux.

La mort et le succès de la médecine moderne

Etonnamment, beaucoup de similitudes rapprochent la naissance et la mort. Ces deux événements sont les seuls communs à tous les êtres humains et à tous les êtres vivants. Dans les deux cas, la nature a tout prévu : elle a pris des mesures pour que les processus physiologiques se déroulent le mieux possible.

Malheureusement la mort a aussi fait l’objet d’une médicalisation croissante durant la deuxième moitié du 20e siècle. Les succès époustouflants de la chirurgie et des soins intensifs ont fait naître un sentiment de toute-puissance dans le corps médical. Si bien que la mort finit par être considérée comme une ennemie et son arrivée est ressentie comme un échec, voire une vexation narcissique.

Expériences de morts imminentes

Les expériences de «mort imminente» intriguent. Ce phénomène est régulièrement commenté depuis longtemps, mythe ou réalité ? Plus récemment, des dizaines de livres et d’innombrables articles ont été consacrés à ce sujet.

te%CC%81le%CC%81chargement-30.jpegLes comptes rendus décrivent comment, sous narcose ou dans tout autre état troublé de la conscience, le sujet a la sensation d’être arraché de son corps et de pouvoir observer la situation de l’extérieur. Les témoignages narrent assez précisément les paroles, ainsi que les faits et gestes des personnes présentes (par exemple l’équipe chirurgicale). Une image revient souvent : celle d’un tunnel au bout duquel brille une forte lumière; des sujets y reconnaissent des parents décédés ou y associent des figures religieuses. Il règne une sensation de paix et de bien-être, si bien que les témoins disent souvent avoir trouvé pénible de « revenir » dans leur corps.

Il n’est pas possible de tirer des conclusions de ces expériences. Une explication neurophysiologique plausible de ce phénomène est avancée, mais elle reste controversée. Une chose est toutefois certaine : ceux qui ont approché ainsi la mort confient que désormais ils la redoutent moins et qu’ils sont plus calmes face aux épreuves. Leurs témoignages nous invitent donc à considérer ce phénomène sous un angle positif. Car tout ce qui diminue la frayeur de la mort aide les gens à vivre.

Cet article traitant d'une réflexion sur la fin de notre vie n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-238-4-200x300.jpgPour en savoir plus : Ce livre est une invitation à réfléchir dans le calme et sans tabou à nos priorités, nos valeurs, nos convictions et nos espoirs, si possible dans un dialogue avec les êtres qui nous sont chers. Au cours de notre existence, ces réflexions restent rares et nous nous y consacrons souvent tardivement. C’est notre liberté de prendre, ici et maintenant, le temps nécessaire à cette introspection.

Commandez dès à présent votre ouvrage

 

Extrait du titre Mourir
De Gian Domenico Borasio
Collection Le Savoir suisse
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

 

Voyages dans le temps, apocalypse et vie dans l'espace

te%CC%81le%CC%81chargement-11-300x123.jpegDepuis l’an 2000, l’humanité s’est installée dans l’espace, bien que sa colonie n’ait jamais compté plus de dix personnes. La Station spatiale internationale est notre premier avant-poste extraterrestre, un satellite habité en orbite autour de la Terre. Mais l’idée qu’un jour les humains voyagent et résident dans d’autres parties de notre galaxie ne relève pas uniquement de la science-fiction.

Le progrès de nos connaissances

te%CC%81le%CC%81chargement-5-300x125.jpegParmi les raisons pour que l’humanité aille dans le cosmos, la plus importante est sans doute le progrès de nos connaissances sur l’univers et sur notre place en son sein. Mais ce n’est pas la seule. Le temps viendra peut-être où la Terre ne pourra plus héberger notre population grandissante. Pour survivre en tant qu’espèce – et protéger les formes de vies avec lesquelles nous partageons notre planète – cela deviendra une nécessité. L’espace est aussi rempli de matériaux utiles et de sources d’énergie, il peut nous offrir des ressources virtuellement illimitées. Mais avant que nous puissions en tirer profit, nous devrons accomplir de nombreux progrès culturels et technologiques.

Plus les vaisseaux que nous construirons seront rapides et puissants, et plus nous aurons des chances d’atteindre les étoiles. Le but serait qu’ils puissent transporter un équipage à travers l’espace à des vitesses approchant celle de la lumière. Cela aurait deux clairs avantages. Le plus évident est que le voyage prendrait moins de temps – il ne faudrait que quelques années pour atteindre les étoiles les plus proches.

https://www.youtube.com/watch?v=nVap_6L26XE

Une avancée remarquable

te%CC%81le%CC%81chargement-9.jpegDepuis que Youri Gagarine a accompli le premier voyage d’un être humain dans l’espace en 1961, nous sommes allés sur la Lune et des robots ont exploré Vénus et Mars. Nous avons examiné les astéroïdes les plus grands ; pris des photographies en gros plan de Jupiter et de ses lunes géantes ; navigué à travers les anneaux de Saturne et les jets glacés de son satellite Encelade ; pris des clichés détaillés d’Uranus et Neptune ; révélé la beauté glaciale de Pluton ; atterris sur une comète filant à toute allure vers le Soleil.

Notre exploration préliminaire du système solaire nous a bien préparés, et nous pouvons désormais sérieusement envisager l’implantation d’une colonie extraterrestre autonome. Mais à notre niveau technologique actuel, la construction d’un établissement sur un autre monde que la Terre soulève un nombre gigantesque de problèmes.

Apocalypse, risque de catastrophe globable

Les civilisations s’effondrent pour de nombreuses raisons : à cause d’une guerre et d’une invasion, de catastrophes naturelles, ou de la surexploitation et la dégradation de leur environnement. On appelle « risques de catastrophe globale » les dangers qui pourraient menacer notre civilisation moderne et globalisée dans un futur proche. Ils vont du plausible (une pandémie) au peu probable (l’impact d’un astéroïde).

te%CC%81le%CC%81chargement-10-300x149.jpegLe changement climatique est peut-être de la plus probable cause de l’écroule ment du monde moderne. Nous savons que le changement climatique est déjà à l’œuvre et que nos propres activités en sont à l’origine, c’est-à-dire les émissions de dioxyde de carbone (et de méthane) de l’industrie, de l’agriculture et des transports. La température moyenne globale va continuer à monter, en même temps que s’élèvera le niveau de la mer à cause de l’expansion thermique des eaux et de la fonte de la banquise

L’accès aux sources pérennes d’eau douce pourrait bientôt provoquer des bouffées de tensions géopolitiques – de même pour le pétrole et d’autres ressources naturelles prisées. Le futur n’est peut-être pas loin où se déclencheront les premières « guerres de l’eau ». Il est extrêmement difficile de prédire exactement la vitesse du changement climatique et ses effets locaux : l’atmosphère, les océans et les masses terrestres forment un système complexe de boucles de rétroactions.

Le risque c’est que le changement climatique soit si rapide que nos infrastructures ne puissent pas s’adapter et que la civilisation moderne s’écroule.

Téléportation et voyages dans le temps

Pour l'instant il va de soi que ces sujets appartiennent plus au domaine de la science fiction que du réel. Pourtant il n'était pas concevable il y a encore quelques centenaires de se déplacer à bord d'un avion ou encore de se rendre dans l'espace.

te%CC%81le%CC%81chargement-8-300x154.jpegL’idée essentielle de la téléportation est le transfert de la matière d’un point à un autre, sans qu’elle traverse l’espace physique entre les deux points. Depuis plus longtemps que vous ne pourriez le penser, il s’agit d’un thème récurrent des livres, films et jeux vidéo de science-fiction. Cette téléportation est possible au niveau quantique, c'est à dire au niveau de l'infiniment petit. Il est donc nécessaire de mettre au point une technologie à l'échelle de l'être humain... cela ne risque pas d'arriver dans les prochaines décennies, mais qui sait quels seront les avancées futurs de nos technologies.

Tandis que la téléportation repose sur des idées issues de la mécanique quantique – la théorie de la matière à très petite échelle – les voyages temporels font appel aux concepts de la théorie qui décrit l’Univers aux plus grandes échelles : la théorie de la relativité générale d’Einstein.

Cet article traitant de notre futur hypothétique n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-240-7-205x300.jpgPour en savoir plus :  Allongement de la durée de vie, transhumanisme, menaces épidémique et environnementale, hyperconnexion des objets, omniprésence de l'intelligence artificielle, robots tueurs… Le paysage du futur est foisonnant, et parfois déstabilisant. Vous apprendrez entre autres de quelle façon une société peut se reconstruire après une éventuelle apocalypse, et qu'une omelette d'oeufs de tortue participe peut-être davantage à la préservation de la planète qu'à sa destruction. Aussi passionnant qu'instructif, ce livre modifiera votre vision du présent et de l'avenir.

> Commandez dès à présent votre ouvrage

A lire aussi : Notre vie en 2050

Extrait du titre Ce que la science sait du monde de demain 
De Jim Al-Khalili 
Collection Quanto 
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

La fin de notre planète d'ici 6,5 Milliards d'années ?

te%CC%81le%CC%81chargement-300x158.jpegLa Terre est née il y a 4,5 milliards d’années, dans les températures extrêmes d’un nuage de gaz et de poussières. Son histoire extraordinaire est jalonnée de cataclysmes, de transformations profondes et de cycles successifs d’émergences et d’extinctions de masse, une évolution dont nous sommes aujourd’hui les témoins éphémères.

Seule certitude, le sort de la planète et de ses habitants préoccupe énormément nos contemporains, au moins son futur proche. Mais que peut-on s’imaginer raisonnablement de l’avenir immédiat de l’Homme sur la Terre ?

Le constat actuel: il ne se trouve aucune autre planète colonisable dans un laps de temps réduit. Dès lors, notre survie doit s’organiser sur notre bonne vieille Terre, dont les limites apparaissent clairement pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Notre planète est un vaisseau spatial à gérer ou tout au moins dont il faut permettre l’entretien des conditions de vie. A cette fin, il y a lieu d’exploiter nos ressources de manière rationnelle et mesurée, de contrôler notre développement démographique, de changer nos modes de vie orientés vers l’hyperconsommation et d’aller vers une plus grande justice distributive.

images-1.jpegNous aurions tout à redouter d’une éventuelle activité volcanique majeure, de type formation de trap ou encore supervolcan. En outre, dans quelques milliers d’années tout au plus, l’interglaciaire dans lequel nous nous trouvons depuis environ 10 000 ans devrait prendre fin, si toutefois les cycles de glaciations du dernier million d’années se poursuivent (nous devons cependant nous poser la question si les activités humaines ne pourraient pas perturber ces cycles; à suivre...). Dans l’éventualité d’une nouvelle glaciation, la civilisation moderne devra trouver des moyens de se maintenir dans un cadre géographique très défavorable et fortement réduit, ce qui ne s’annonce pas évident.

Le futur de la Terre à très long terme

Pour le très long terme, il est possible d’esquisser les grandes lignes du futur de la Terre. Une chose à peu près sûre est que les lointains descendants des vivants d’aujourd’hui – s’ils existent – devront trouver un moyen de quitter la Terre s’ils entendent prolonger leur odyssée temporelle. La Terre et le Soleil ont une fin et que les étapes majeures peuvent en être retracées. En voici les principales (les repères temporels indiqués sont bien sûr approximatifs; ils sont donnés par rapport au présent.

Dans les prochains 500 Ma : formation d’un nouveau supercontinent

te%CC%81le%CC%81chargement-6.jpegEntre 250 et 450Ma AP, un nouveau supercontinent va se reformer. Les êtres vivants vont alors être confrontés à une sérieuse dégradation des conditions de vie. A l’intérieur du supercontinent va se développer un climat très aride susceptible de limiter considérablement la vie. Si les terres se trouvent regroupées pour l’essentiel autour de l’équateur, les inlandsis peuvent disparaître, le niveau des océans devient plus haut et la circulation des eaux océaniques complètement différente de l’actuelle : il n’est pas sûr que les océans soient aussi bien brassés qu’aujourd’hui et qu’ils puissent aussi facilement y abriter la vie. De fait, certains chercheurs voient dans la formation d’un supercontinent la cause possible d’une extinction massive.

Dans un milliard d’années : la fin des plantes et des animaux

te%CC%81le%CC%81chargement-7.jpegD’ici 500 à 1000 Ma AP, la vie des plantes et des animaux arrivera à son terme. La montée en puissance du Soleil va faire s’élever la température à la surface de la Terre. Dans ces conditions, l’érosion des continents est appelée à s’accroître : l’altération des roches silicatées consommant du CO2 atmosphérique, la teneur de ce gaz essentiel à la vie des plantes s’amenuisera. L’effet conjugué de l’élévation de la température et de la baisse de la concentration en gaz carbonique provoquera le déclin puis la disparition des végétaux, suivie de près par l’extinction des animaux. En effet, les chaînes alimentaires basées sur la végétation se tariront, entrainant dans sa chute les chaines alimentaires basés sur ces dernières.

Comme il est facile de le voir, si le CO2 vient à manquer, la production d’oxygène n’est plus possible et toutes les formes d’oxydation sur la Terre viendront rapidement à bout des réserves d’O2. Ne disposant plus ni de ressources alimentaires suffisantes, ni d’oxygène renouvelable, soumis à des températures de plus en plus intenables et – plus d’oxygène, plus de couche d’ozone ! – à un rayonnement UV mortel sur les continents, les animaux ne survivront guère longtemps aux plantes.

Effet de serre humide

A la fin de l’ère des plantes et des animaux ne subsisteront plus que bactéries, archées, algues et champignons. La luminosité du Soleil sera 10% plus forte qu’aujourd’hui. La température atteindra 60 à 70 degré Celsius à la surface de la Terre. Dans ces conditions, la concentration de vapeur d’eau dans l’air pourra s’élever à 20%, ce qui déclenchera un effet de serre humide considérable. Il s’ensuivra une brutale hausse supplémentaire de température, de 10 à 20 degré Celsius en une centaine de millions d’années.

Cet effet de serre humide entraînera le retour de l’oxygène et même une suroxygénation massive : en effet, la vapeur d’eau atteindra la haute atmosphère en quantités massives et s’y dissociera sous l’effet du rayonnement UV intense du Soleil. L’hydrogène léger quittera la planète, l’oxygène plus lourd s’y maintiendra. La destruction de l’eau en altitude marquera le début de la fin pour les océans terrestres : l’intense évaporation entretenant la fuite de l’hydrogène signifiera une vidange rapide du réservoir océanique dans l’espace. Commençant vers 1000 Ma AP, la perte des océans pourrait durer d’une à quelques centaines de millions d’années. Ne survivront plus alors que des bactéries et archées extrémophiles appréciant les milieux aqueux chauds et sursalés.

Retour à une Terre entièrement minérale

te%CC%81le%CC%81chargement-2.jpegA supposer que les océans puissent s’évaporer relativement lentement, il se déclencherait vers 3 à 3,5 Ga AP, en conjugaison avec la montée en puissance du Soleil (50% plus lumineux qu’aujourd’hui), une accélération de l’effet de serre qui transformerait complètement la surface planétaire : cette dernière, uniquement rocheuse, désormais, se mettrait à fondre, la température atmosphérique pouvant dépasser 1000 degré Celsius ! A ce moment-là, il n’y aura bien évidemment plus aucune vie possible sur la Terre.

Mais si les océans s’évaporaient rapidement, évitant ainsi l’emballement de l’effet de serre, la vie pourrait peut-être se maintenir, dans certaines niches protégées, jusqu’au terme de la séquence principale du Soleil (à supposer que le système solaire ne soit pratiquement pas affecté par la collision entre la Voie Lactée et la galaxie d’Andromède).

Dans 4 milliards d’années : collision de notre galaxie avec la galaxie d’Andromède

Vers 4 Ga AP seproduira la collision de notre galaxie, la Voie Lactée, avec la galaxie d’Andromède, actuellement située à 2,2 millions d’années-lumière.

te%CC%81le%CC%81chargement-5-300x168.jpegCette collision, suivie sur un milliard d’années d’une réorganisation des galaxies fusionnées, pourrait aussi bien se passer sans perturbation majeure pour le système solaire que le disloquer ou l’éjecter, totalement ou en partie, dans l’espace intergalactique. Les conséquences pour notre planète peuvent donc être négligeables ou très importantes suivant le cas de figure.

Dans 6,5 milliards d’années : le Soleil devient une géante rouge et la Terre fond complètement

La fin de la séquence principale du Soleil est le moment où notre étoile aura consommé tout son hydrogène en son centre. Cela se produira vers 6,5 Ga AP. Le Soleil passera du stade d’étoile naine à celui de géante rouge. Enflant jusqu’à englober les orbites de Mercure et même de Vénus, le Soleil portera la Terre jusqu’à des températures de l’ordre de 2500 degré Celsius, ce qui la liquéfiera complètement.

Le Soleil se transforme en naine blanche

te%CC%81le%CC%81chargement-3.jpegA supposer qu’elle subsiste, notre planète passera de la fournaise à la froidure extrême : après un stade de géante rouge relativement court, où il se dépouillera de ses couches externes, le Soleil se transformera en une naine blanche de taille terrestre, comme une braise très chaude mais très réduite, dispensant peu d’énergie en comparaison du passé, et qui ira en se refroidissant inexorablement.

Cet article traitant du destin de notre planète n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-210-0-200x300.jpgPour en savoir plus : Cet ouvrage s’attache à dépeindre les évènements majeurs qui, jusqu’à l’apparition de l’homme, ont marqué l’histoire de notre planète et de ses composantes de surface (vie, climat, paléogéographie, tectonique, etc.). Il expose les méthodes scientifiques qui ont permis de reconstituer cette évolution, fait le point sur les grands phénomènes récurrents comme les glaciations ou les extinctions, ainsi que sur l’histoire géologique particulière de l’Europe. Un épilogue esquisse enfin le destin inéluctable de la Terre, d’ici à quelques milliards d’années. Sans équivalent dans sa démarche synthétique et pédagogique, ce livre clair et accessible s’adresse tout autant aux étudiants de premier cycle universitaire et aux enseignants de lycée que, plus largement, à tous les passionnés des sciences. Ils y découvriront plus d’une vingtaine d’éclairages permettant d’approfondir différentes questions, une riche bibliographie, un lexique unique en son genre, un glossaire détaillé et des tableaux résumant l’essentiel.

>> Commandez dès à présent votre ouvrage

Extrait du titre Terre
De Michel Joye
Collection Focus 
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

Quel futur pour notre planète à l'horizon 2050?

images-2-300x158.jpegSavoir ce qui se produira demain, dans trois mois ou dans vingt ans, voici l'un des défis actuel de notre humanité. Comme la plupart des vérités qui vont sans dire, c’est une évidence, le monde change et évolue avec une vitesse qui ne fait que croître, notre planète aussi ! Alors, dans quel environnement vivrons-nous dans quelques années?

Une planète qui sature ?

L’un des facteurs majeurs du changement est aujourd’hui celui de la croissance démographique qui doit sa réalité aux progrès technologiques accomplis par l’homme. C'est indéniable, notre planète ne pourrait supporter ses 7,5 milliards d’habitants sans les évolutions que l’agriculture et la production de denrées alimentaires ont connues depuis le 19e siècle.

te%CC%81le%CC%81chargement-21-300x124.jpegIl n’est toutefois pas assuré que notre planète puisse supporter plus de neuf milliards de bouches à nourrir, comme le prévoient les projections pour 2050, sans le développement d’innovations importantes en matière de production agricole et alimentaire, et de gestion des ressources en eau. La sécurité alimentaire restera donc une question primordiale dans la perspective d’un avenir viable pour tous.

Actuellement 750 millions de personnes n’ont pas accès à des ressources suffisantes en eau potable. Elles pourraient être au nombre de trois milliards en 2025, les réservoirs naturels d’eau douce étant déjà surexploités dans les régions arides allant du Midwest américain à la grande plaine de Chine du Nord.

https://www.youtube.com/watch?v=nVap_6L26XE

Le changement de nos sociétés

En 2050, un tiers des habitants des pays développés seront sexagénaires ou plus, ce qui accentuera notamment la pression sur les systèmes de santé et réduira en proportion la part de la population active.

te%CC%81le%CC%81chargement-22-300x139.jpegCertains économistes balayent de la main les questions posées par une croissance démographique incontrôlée en pariant sur l’innovation et l’ingéniosité humaine pour résoudre le problème.

Les sociétés sont des écosystèmes complexes mais soumis aux mêmes règles que les autres : ce sont des réseaux imbriqués d’éléments en relation, ayant besoin d’énergie, combattant l’augmentation d’entropie, adaptables mais également vulnérables. La mise sur pied d’une véritable science de la durabilité est sans aucun doute le défi le plus important que nous aurons prochainement à relever. Sans celle-ci, le reste n’a guère d’importance. Après tout, notre présence dans l’univers n’a rien d’indispensable.

La mise sur pied d’une véritable science de la durabilité est sans aucun doute le défi le plus important que nous aurons prochainement à relever

Détruire le bateau sur lequel nous naviguons ?

Le monde naturel est sous le choc de l’impact global de l’homme. Devons-nous toutefois nous en soucier ? Est-il au fond si grave que nous perdions autant d’animaux, que nous ne croisons de toute façon pas ou presque jamais ?

te%CC%81le%CC%81chargement-23.jpegNous autres humains avons depuis toujours exploité les ressources de notre environnement que ce soit pour notre nourriture, notre énergie ou pour mille autres besoins. Nous le faisons d’ailleurs si bien que nous vivons plus longtemps, mieux que jamais, et que nous dominons désormais le monde. Par le passé, nos activités ont provoqué quelques extinctions locales, mais nous sommes à présent plus de 7 milliards et nous agissons à une telle échelle que nous menaçons les ressources mêmes dont nous dépendons.

Le changement climatique et son impact

Certes les observations du passé nous montrent que le climat terrestre a toujours changé, par exemple au cours du dernier million d’années, passant alternativement de périodes glaciaires à d’autres plus douces. Et si on remonte plus loin encore, on sait que la Terre était beaucoup plus chaude et le dioxyde de carbone plus abondant qu’aujourd’hui. Alors, pourquoi s’inquiéter ?

te%CC%81le%CC%81chargement-24-300x150.jpegLe changement que nous vivons diffère des précédents pour trois raisons. La première est celle de l’origine du changement. Notre climat se modifie parce que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en particulier de dioxyde de carbone (CO2), augmentent, et ce rapidement. Pour satisfaire les besoins voraces en énergie de nos industries et de nos modes de vie, nous exploitons du carbone fossile fixé depuis des millions d’années dans le charbon, le pétrole et le gaz, et que nous relâchons dans l’atmosphère durant la combustion.

Il ne fait aucun doute que le changement climatique nous affectera profondément à l’avenir, mais il faut rappeler que nous n’entrons pas aveuglément dans ces temps à venir. L’élaboration de modèles numériques simulant le climat terrestre et permettant d’anticiper l’évolution de la météo et du climat à partir des lois fondamentales de la physique est l’un des progrès scientifiques majeurs des 50 dernières années. Peu d’autres disciplines scientifiques regardent l’avenir avec la même confiance que celle aujourd’hui atteinte par les prédictions climatiques.

Cet article traitant de l'avenir de notre planète n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-240-7-205x300.jpgPour en savoir plus : Allongement de la durée de vie, transhumanisme, menaces épidémique et environnementale, hyperconnexion des objets, omniprésence de l'intelligence artificielle, robots tueurs… Le paysage du futur est foisonnant, et parfois déstabilisant. Vous apprendrez entre autres de quelle façon une société peut se reconstruire après une éventuelle apocalypse, et qu'une omelette d'oeufs de tortue participe peut-être davantage à la préservation de la planète qu'à sa destruction. Aussi passionnant qu'instructif, ce livre modifiera votre vision du présent et de l'avenir.

> Commandez dès à présent votre ouvrage

A lire aussi : Voyage dans le temps

Extrait du titre Ce que la science sait du monde de demain
De Jim Al-Khalili
Collection Quanto
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

Quel est l'avenir de l'être humain?

te%CC%81le%CC%81chargement-300x168.jpegSavoir ce qui se produira demain, dans trois mois ou dans vingt ans, voici l'un des défis actuel de notre humanité. Comme la plupart des vérités qui vont sans dire, c’est une évidence, le monde change et évolue avec une vitesse qui ne fait que croître, notre planète aussi ! Alors, en quoi serons-nous différents et dans quelle mesure vivrons-nous différemment ?

L'avenir de la médecine

En l’état, les conseillers offrent des informations plutôt que des recommandations. Mais à mesure que les tests génétiques se banalisent, les options peuvent devenir plus complexes et les choix plus difficiles à arbitrer, plus encore si les traitements possibles sont limités. Voudriez-vous savoir si vous avez une prédisposition à une maladie incurable ? Comment réagiriez-vous aux résultats de tests dont l’incertitude reste élevée ?

te%CC%81le%CC%81chargement-1.jpegLes patients prendront de plus en plus le contrôle de leurs données et déposséderont progressivement les médecins de la responsabilité de décision. À l’avenir, il incombera à chacun de nous de gérer les risques sanitaires prédits par la science. Nous devrons choisir à quelle information nous souhaitons accéder et com- ment agir en conséquence. Ce qui signifie être en me- sure de peser le pour et le contre, et de faire un choix entre les bénéfices potentiels d’un traitement et les dommages que pourrait entraîner un diagnostic erroné.

https://www.youtube.com/watch?v=nVap_6L26XE

Des villes de plus en plus connectés

La structure de la société aura aussi une incidence sur notre santé. En 1970, seules deux villes dans le monde comptaient plus de 10 millions d’habitants : Tokyo et New York. Il existe aujourd’hui 37 mégalopoles de taille égale ou supérieure.

te%CC%81le%CC%81chargement-2-300x136.jpegNombre de leurs habitants vivent dans des conditions misérables et il est probable que la situation empirera encore à l’avenir. Les Nations Unies ont estimé que jusqu’à deux milliards de personnes vivront dans des bidonvilles en 2030.

Non seulement les villes grandissent, mais se connectent davantage entre-elles. Chaque jour, plus de 100 000 vols commerciaux relient les aéroports du monde entier. Ceci explique pourquoi l’épidémie de grippe de 2009 a pu faire le tour du monde en quelques semaines seulement, et comment la souche d’E. Coli résistante à la colistine, repérée pour la première fois en Chine à la fin de l’année 2015, a pu apparaître en Pennsylvanie quelques mois plus tard.

Si l’on considère les liaisons aériennes, alors certaines villes sont beaucoup plus proches les unes des autres que sur la carte.

L'accès et le partage des données plus rapide

En 2016, durant la guerre civile en Syrie, des chirurgiens hautement qualifiés ont guidé par webcam, depuis la Grande- Bretagne ou le Canada, des médecins locaux pour réaliser des interventions chirurgicales en zone de guerre. Avec les progrès constants de la réalité augmentée et de la robotique, des actes chirurgicaux complexes pourront bientôt être exécutés à distance.

te%CC%81le%CC%81chargement-3.jpegLe partage mondial des données facilitera également les traitements à domicile. Plutôt que de chercher à obtenir un rendez-vous avec leur médecin, les patients discuteront de leurs problèmes avec des logiciels de triage à base d’intelligence artificielle et, au besoin, bénéficieront de consultations « immersives » par réalité augmentée sans devoir quitter leur domicile.

Le trans-humanisme, la recherche d'un humain plus performant

Les trans-humanistes pensent que nous devrions améliorer radicalement l’être humain en utilisant les technologies de pointe de la pharmacologie, de l’ingénierie génétique, de la cybernétique et des nanotechnologies. En d’autres termes, nous devrions essayer de créer de nouveaux types d’humains améliorés par rapport à nous. Imaginez un monde futur habité par une nouvelle espèce de post-humains beaucoup plus heureux, vertueux et intelligents, dont les vies se mesureraient en siècles et non plus en décennies. C’est l’avenir que les trans-humanistes imaginent et auquel ils travaillent.

te%CC%81le%CC%81chargement-4.jpegL’allongement radical de l’espérance de vie est une aspiration probablement aussi vieille que l’humanité elle-même. Pourtant nous avons accompli peu de pro- grès dans ce sens. À l’heure où ces lignes sont écrites, la Française Jeanne Calment détient toujours le record de longévité humaine avec 122 ans (1875-1997). La science médicale a fait beaucoup pour élever la durée de vie moyenne des êtres humains mais n'a guère fait avancer la longévité maximale.

En théorie il sera possible de maintenir un corps humain en vie indéfiniment pourvu que nous réparions et remplacions ses cellules et organes, par exemple en employant la technologie des cellules-souches. En utilisant les propres cellules-souches d’un patient, les scientifiques ont déjà démontré qu’il était possible de faire pousser en laboratoire un nouvel organe, comme une vessie.

Cet article traitant de l'avenir de l'être humain n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-240-7-205x300.jpgPour en savoir plus :  Allongement de la durée de vie, transhumanisme, menaces épidémique et environnementale, hyperconnexion des objets, omniprésence de l'intelligence artificielle, robots tueurs… Le paysage du futur est foisonnant, et parfois déstabilisant. Vous apprendrez entre autres de quelle façon une société peut se reconstruire après une éventuelle apocalypse, et qu'une omelette d'oeufs de tortue participe peut-être davantage à la préservation de la planète qu'à sa destruction. Aussi passionnant qu'instructif, ce livre modifiera votre vision du présent et de l'avenir.

> Commandez dès à présent votre ouvrage

A lire aussi : Quel avenir pour notre planète

Extrait du titre Ce que la science sait du monde de demain 
De Jim Al-Khalili 
Collection Quanto 
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

28/08/2018

A quoi ressemblera la société de demain?

te%CC%81le%CC%81chargement-20.jpegNos technologies n'ont jamais autant évolué que ces dernières décennies. Des matériaux qui se réparent tout seul aux plateformes multi-modales intelligentes. Quels seront les technologies, énergies et transports du futurs ?

 

 

Matériaux intelligents

Imaginez ce que serait la vie si les objets autour de nous pouvaient sentir, réagir, bouger, s’adapter, changer de forme et se réparer tout seuls. À l’avenir, ce sera une réalité : les objets rempliront des fonctions utiles pour nous. Ils le feront sans intervention humaine, sans robotique ni électronique, mais grâce aux « matériaux intelligents » : des solides dont les propriétés couleur, forme ou magnétisme changent automatiquement avec des stimuli comme la lumière, la température, l’humidité ou les forces appliquées. Ce sujet embrasse un vaste domaine.

te%CC%81le%CC%81chargement-14-300x138.jpegLes matériaux intelligents ne sont pas nouveaux. La nature nous a précédés avec par exemple les pignons du pin qui se referment quand il pleut ou les plantes qui poussent en direction du soleil. Des peintures anti-corrosion ou qui empêchent la rouille de se former aux matériaux auto-réparants, de nombreux problèmes ne feront bientôt plus surface dans nos quotidiens.

Ces matériaux sont actuellement en cours de développement et font leurs preuves dans les laboratoires. Dans beaucoup de cas, les temps de réponse sont trop lents, les matériaux instables ou trop délicats. On éprouve souvent des difficultés à maîtriser leur seuil de déclenchement.  Comme souvent avec les nouvelles technologies, les obstacles à leur large diffusion sont les coûts prohibitifs, la difficulté du passage à la production industrielle ou la rareté des matières premières. Une fois que ces problèmes seront réglés nous devrions les voir s'immiscer dans nos vies.

De la même manière qu’internet a transformé notre rapport à l’information, les matériaux intelligents promettent de bouleverser la façon dont nous interagissons avec le monde matériel.

Energie

te%CC%81le%CC%81chargement-13-300x135.jpegPour beaucoup d’entre nous, la relation à l’énergie est plutôt indirecte : nous la traitons comme un service de base, quelque chose qui devrait toujours être disponible sur simple pression d’un bouton. Ce n’est pas le cas dans les pays en développement, où deux milliards de personnes aspirent à un meilleur accès à l’énergie. À l’avenir, notre relation à l’énergie va évoluer. La demande en énergie entre en conflit avec les conséquences du changement climatique et d’autres contraintes. S’il est une chose assurée, c’est que l’énergie – et en particulier la recherche d’une source illimitée d’énergie propre – sera l’une des questions les plus importantes auxquelles se confrontera l’humanité.

D’après l’Agence internationale de l’énergie, la production et l’utilisation de l’énergie représentent les deux tiers des émissions mondiales de ces gaz.

Mais, Comment décarboner l’énergie ? La réponse est d’une simplicité désarmante : en arrêtant de brûler des combustibles fossiles. Bien sûr, c’est bien plus difficile en pratique tant ils sont synonymes de modernité. Ils sont littéralement le carburant de nos existences. Il ne serait ni juste ni populaire d’exiger que les gens mettent leur vie quotidienne entre parenthèses pour sauver notre planète.

L'éruption de la disruption

Une technologie disruptive remplace son prédécesseur et bouleverse le marché. Ou encore, il peut s’agir d’un produit entièrement nouveau qui crée une industrie entièrement nouvelle. Dans l’énergie, la disruption est déjà en cours.

te%CC%81le%CC%81chargement-19.jpegTout d’abord, nos dispositifs présentent de meilleurs rendements. En Europe, les labels énergétiques et les standards industriels ont permis d’économiser l’équivalent de la consommation énergétique annuelle de l’Italie. Par exemple, on remplace peu à peu la modeste ampoule à incandescence avec des diodes électro-luminescentes (les LED) qui utilisent environ dix fois moins d’énergie. Les technologies intelligentes nous aident aussi à devenir plus efficients avec des thermostats qui apprennent nos habitudes de consommation d’énergie, optimisent le chauffage de notre maison et nous permettent d’économiser.

Ces dernières années et grâce aux technologies renouvelables, de nombreux consommateurs produisent eux-mêmes leur électricité. La prochaine étape majeure devrait être le développement de batteries domestiques à grande échelle pour stocker l'électricité (déjà mis en place par tesla)

Transports

Dans notre Histoire, les transports ont eu une influence profonde sur nos existences. Avec un peu d’imagination, nous pouvons saisir toutes les manières par lesquelles ils pourraient continuer à nous surprendre et à façonner nos futurs modes de vie.

te%CC%81le%CC%81chargement-16.jpegLa révolution numérique a favorisé une prise de conscience de la population quant au rôle des transports publics. Le concept de « mobilité intelligente » s’est imposé chez les professionnels du secteur. Cela veut dire qu’on remplace l’idée d’un trajet exclusivement en voiture, en bus ou en train par celle d’un voyageur qui se rendrait de A à B en combinant diverses offres disponibles de transports publics. Ce « déplacement multimodal » est depuis toujours le Graal des planificateurs.

Dans une vision idéale, on passerait d’un transport à l’autre sans délais ni incertitude, grâce à des systèmes d’information connectés à des systèmes de transports publics flexibles qui réagissent à la demande et gèrent trains, bus et vélos. Les transports publics seraient alors en mesure de fournir une solution rapide et fiable de déplacement porte-à-porte. Ils nous épargneraient le stress de la conduite sur des voies congestionnées et la lutte pour une place de stationnement une fois destination.

La robotique bientôt omniprésente

Il y a déjà quelques décennies que nous flânons au tournant de la révolution robotique. Depuis les années 50, les robots travaillent dans nos usines, peignent des automobiles, assemblent des composants et exécutent de nombreuses tâches ennuyeuses et répétitives, plus rapidement que les êtres humains. Mais aujourd’hui, les nouveaux « robots de service » les surpassent largement en nombre.

te%CC%81le%CC%81chargement-18.jpegCe sont des robots actifs en dehors de l’usine. Ils remplissent une multitude de tâches, des soins médicaux à la garde des enfants ou des personnes âgées ; de la cuisine et la préparation de la nourriture à la réalisation et au service de cocktails ; des corvées ménagères à l’agriculture et à l’élevage ; du maintien de l’ordre (ils se chargent des exécutions dans les conflits armés) à la surveillance et la réparation des dommages du changement climatique ; des interventions chirurgicales à la vie intime robotisée et à la protection des espèces en danger... la liste est longue et ne fera que de se rallonger au cours de ces prochaines années.

te%CC%81le%CC%81chargement.pngL’industrie traverse une époque captivante. Appâtés par de nouveaux et énormes marchés globaux, les gouvernements et les grandes entreprises tendent à considérer la robotique comme un puissant catalyseur économique, et les financements commencent à suivre pour la recherche et le développement. De nombreuses entreprises et start-up créent une foule de nouvelles applications basées sur la robotique, dans ce qui est en train de devenir un marché hautement concurrentiel, qui stimulera l’innovation.

Cet article traitant du futur de l'énergie, du transport et de l'innovation n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-240-7-205x300.jpgPour en savoir plus :  Allongement de la durée de vie, transhumanisme, menaces épidémique et environnementale, hyperconnexion des objets, omniprésence de l'intelligence artificielle, robots tueurs… Le paysage du futur est foisonnant, et parfois déstabilisant. Vous apprendrez entre autres de quelle façon une société peut se reconstruire après une éventuelle apocalypse, et qu'une omelette d'oeufs de tortue participe peut-être davantage à la préservation de la planète qu'à sa destruction. Aussi passionnant qu'instructif, ce livre modifiera votre vision du présent et de l'avenir.

> Commandez dès à présent votre ouvrage

A lire aussi :

http://science.blog.lemonde.fr/2018/04/22/le-futur-du-monde-connecte-et-de-lintelligence-artificielle/

Extrait du titre Ce que la science sait du monde de demain 
De Jim Al-Khalili
Collection Quanto
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

Notre vie en 2050

te%CC%81le%CC%81chargement-26.jpegL'AVENIR, IMPRÉVISIBLE PAR PRINCIPE? Détrompez-vous. Les scientifiques savent déjà à quoi ressemblera notre monde en 2050. Il sera totalement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. À l’échelle de l’évolution climatique, 2050 c’est demain. Nous avons donc une idée assez précise de ce à quoi ressemblera le climat mondial d’ici trois décennies.

Appuyons donc sur la touche « avance rapide » jusqu’en 2050. La température moyenne à la surface de la Terre a alors franchi la barre des deux degrés au-dessus de ce qu’elle était il y a tout juste un siècle, et le niveau moyen des mers s’est élevé de près de 30 centimètres durant la même période.

La banquise remplacé par une route commerciale ?

te%CC%81le%CC%81chargement-25.jpegL’Arctique est désormais entièrement dénué de glaces durant la période estivale et la température de l’océan a considérablement augmenté. Les populations de mammifères marins, de poissons et d’oiseaux se modifient, et les indigènes du Grand Nord tels que les Eskimos et les Lapons sont menacés par l’insécurité alimentaire. La disparition des glaces côtières, l’élévation du niveau des eaux et les intempéries de plus en plus intenses forcent des communautés entières à se déplacer.

Le commerce international profite de l’ouverture de l’Arctique pour en faire une des routes maritimes les plus prisées et l’exploitation des ressources naturelles de l’Arctique va bon train. Globalement, de nouvelles espèces invasives ont profité de l’accroissement de l’activité humaine pour modifier certains écosystèmes.

https://www.youtube.com/watch?v=nVap_6L26XE

Des inondations handicapantes

te%CC%81le%CC%81chargement-27.jpegEn Inde, la chaleur précédant la mousson est maintenant handicapante pour une large partie de la population, particulièrement dans la grande plaine septentrionale ; les inondations durant la mousson sont de plus en plus importantes en raison des pluies torrentielles qui s’abattent quotidiennement. Les habitants des régions côtières proches du niveau de la mer voient fréquemment l’océan monter et entrer dans les terres durant les tempêtes. Ce phénomène affecte les ressources en eau douce, dégrade les terres arables et s’accompagne d’une augmentation des infections causées par les eaux contaminées. La migration forcée devient la seule solution pour une part grandissante de la population.

Une note positive malgré tout : la qualité de l’air s’est améliorée dans l’intervalle et moins de gens souffrent de maladies respiratoires.

Dans les régions tropicales, la construction et la maintenance des infrastructures des villes et des bourgades devient de plus en plus difficile en raison de températures diurnes qui dépassent souvent le seuil au-delà duquel il est dangereux de travailler en plein air. La consommation énergétique liée à l’air conditionné accroît considérablement les besoins en électricité.

Recouverts par les eaux

te%CC%81le%CC%81chargement-28.jpegPlusieurs petits États insulaires du Pacifique comme les Kiribati sont désormais inhabitables en raison de la montée des eaux. Leurs populations n’ont plus de terres et leur avenir s’annonce plus qu’incertain. Ailleurs, le blanchiment des coraux a tué la pêche durable dont dépendaient les habitants pour leur sécurité alimentaire. Le tourisme, qui représentait une part importante des économies locales, s’est écroulé.

En 2050, l’Australie du Sud, le bassin Méditerranéen et le Moyen-Orient sont en proie à des sécheresses prolongées et à des périodes de chaleur estivale intenses. Les incendies de forêts sont de plus en plus dangereux, menaçant les habitations et les environnements urbains, et endommageant les écosystèmes naturels. La question de l’approvisionnement en eau se pose désormais de manière aiguë, alors que les nappes d’eau souterraines se vident.

te%CC%81le%CC%81chargement-31.jpegAu Royaume-Uni et en Europe du Nord, la météo est de plus en plus volatile et présente des températures et des précipitations extrêmes de plus en plus fréquentes.

Cette région du monde a massivement investi dans des digues et a su aménager son environnement pour limiter certains effets du changement climatique. Les vagues de chaleur estivales sont devenues habituelles et la saison de ski plus qu’incertaine en raison de la fonte de la couverture neigeuse. La période d’exploitation agricole s’est allongée et les températures plus chaudes permettent de diversifier tant la production alimentaire que l’offre touristique.

Cet aperçu des conditions climatiques en 2050 constitue une sévère mise en garde : le changement climatique est un déterminant fondamental de notre avenir et il est de notre responsabilité de préserver la diversité des écosystèmes terrestres. Il est probable que l’eau deviendra sous peu le bien le plus précieux sur la planète. Comprendre comment les régimes pluviométriques régionaux évolueront et quelles seront les conséquences de ces changements sur la disponibilité et la qualité des ressources en eau constitueront des questions centrales. Tout comme anticiper les conflits à venir, par exemple quant aux droits respectifs de chaque pays à accéder à des ressources aquifères lorsque celles-ci traversent ou se trouvent à cheval sur plusieurs États.

Jusqu’à présent, le débat sur le changement climatique était largement dominé par l’incertitude des projections et par les questions de son impact économique. Mais le réchauffement climatique va également poser des questions morales. Ce sont en effet les régions les plus pauvres qui en subiront les conséquences les plus dramatiques, et le changement climatique entravera plus encore leur développement socio-économique.

Manipulation et emprise de la Finance

t%C3%A9l%C3%A9chargement-6.jpgParler de «crise permanente» à l’heure où les médias font état d’une reprise de la croissance semble en effet paradoxal. Étonnamment, aucun d'entre eux n’a jusqu’à présent signalé le caractère artificiel de cette croissance. Or, elle repose principalement sur une explosion de la dette mondiale. Personne n’a évoqué non plus la déconnexion toujours plus importante entre la croissance et les performances des entreprises et de l’économie. Ou encore les injections permanentes et gigantesques des banques centrales dans le secteur financier afin de maintenir le fleuron bancaire à flot et d'en préserver les avantages, souvent au détriment des citoyens.

 

Lire la suite

Libérer du temps pour changer de vie

te%CC%81le%CC%81chargement-1-5-300x129.jpegDe nos jours la gestion de notre temps est primordial, travail, détente, famille, il n'est pas toujours facile de se libérer le temps dont nous avons besoin pour toutes les taches du quotidien. Avez vous besoin de vous libérer du temps ou du moins de mieux le gérer ? 

Lire la suite

Gagner du temps sur ses repas

te%CC%81le%CC%81chargement-4-5.jpegAvec une moyenne de deux heures par jour pour les repas, manger nous consomme du temps et pas des moindre. Est il possible de réduire ce temps tout en gardant un équilibre alimentaire ? 

Lire la suite

Comment mesure-t-on le temps ressenti?

te%CC%81le%CC%81chargement-2-4.jpeg« Nous vivons en actes, pas en années ; en pensée, pas en respiration ; dans les sentiments, pas dans les chiffres d’un cadran. Nous devons mesurer le temps aux palpitations de notre cœur. » Aristote

« Le temps. Vous pouvez le dépenser, le faire, le perdre, l’économiser, le gaspiller, le ralentir, l’accélérer, le vaincre, le garder, le maîtriser, le libérer, le tuer. »

Quel relation avons nous avec le temps ?

Lire la suite

Des récepteurs de goût dans les organes génitaux?

images-300x150.jpgComment et pourquoi nos sens, notre esprit et notre environnement influencent-ils notre expérience de l’alimentation et notre motivation à manger ? Et comment la nourriture modifie-t-elle notre physiologie, notre humeur et notre comportement ? 

Lire la suite

L'alcool est un poison

te%CC%81le%CC%81chargement-8-2-300x158.jpegEntre les humains, l’alcool et la levure, l’affinité est loin d’être superficielle. Appelée éthanol, la petite molécule d’alcool, que la levure tire du raisin, possède le puissant pouvoir transformateur d’une drogue psychotrope. Les liens qui nous attachent à l’alcool sont profondément enracinés et cela depuis déjà plusieurs millénaires.

 

Lire la suite

Comment nourrir 10 milliards d'humains?

te%CC%81le%CC%81chargement.jpeg«Qu’allons-nous manger demain?» Telle est la question que la personne qui nourrit sa famille se pose tous les jours. Mais regardons un peu plus loin vers le futur. Que voyons- nous ?

L’avenir de l’alimentation sera dominé par deux défis : la croissance de la population humaine et le changement climatique mondial.

Lire la suite

Aliens, ou sont ils ?

te%CC%81le%CC%81chargement-14-300x168.jpegLa vie extra-terrestre existe-t-elle ? si oui, à quoi pourrait-elle ressembler ? Où se cache-t-elle ? Existe-t-il des êtres conscients ? Que se passerait-il s’ils nous trouvaient ?

Lire la suite

01/09/2017

Planète, sauvetage en cours...

Ente%CC%82te-1.pngDans l’immensité de l’univers, notre Planète est le seul corps céleste connu à réunir l’ensemble des conditions permettant à la vie d’émerger et de se déployer. Et c’est dans une couche ténue, délicat interface entre Ciel et Terre, la biosphère, que peut prospérer cette vie unique, que se concentre l’incroyable foisonnement des formes végétales et animales – aujourd’hui bien fragilisé. Aujourd'hui, les enjeux sont immenses. L'Homme doit aujourd'hui faire face aux conséquences de ses activités sur son environnement qu'il n'avait pas prévues et préserver ce monde d'un chaos imminent.

Lire la suite

20/07/2017

Le prix d'une minute gagnée dans nos déplacements

te%CC%81le%CC%81chargement-1-6-300x115.jpegLa mobilité est omniprésente dans nos vies quotidiennes. Son ampleur et sa croissance posent de nombreuses questions, tant politiques et sociétales que scientifiques, quant à sa gestion et sa régulation. Phénomène complexe, la mobilité requiert une analyse interdisciplinaire pour en saisir les différentes dimensions.

Lire la suite