12/09/2018

Organiser pour maximiser l'éfficacité

te%CC%81le%CC%81chargement-1-1.jpegIl suffit parfois d’un détail pour qu’une organisation échoue à atteindre ses objectifs, alors même que sa stratégie a été longuement réfléchie et qu’elle dispose de toutes les compétences pour l’atteindre. Mais lequel? Tenter de répondre à cette question, c’est interroger la culture de l’entreprise et le contexte dans lequel elle évolue. Si les techniques issues du management scientifique peuvent apporter une réponse partielle à cette réflexion, elles doivent également être accompagnées d’une approche moins cartésienne, plus proche de la réalité complexe et souvent subjective du quotidien.

Lire la suite

Organisation et pérennité d'une entreprise

te%CC%81le%CC%81chargement-2.jpegIl suffit parfois d’un détail pour qu’une organisation échoue à atteindre ses objectifs, alors même que sa stratégie a été longuement réfléchie et qu’elle dispose de toutes les compétences pour l’atteindre. Mais lequel? Tenter de répondre à cette question, c’est interroger la culture de l’entreprise et le contexte dans lequel elle évolue. Si les techniques issues du management scientifique peuvent apporter une réponse partielle à cette réflexion, elles doivent également être accompagnées d’une approche moins cartésienne, plus proche de la réalité complexe et souvent subjective du quotidien.

Lire la suite

30/08/2018

Comment évaluer un bien immobilier ?

te%CC%81le%CC%81chargement-1-1.jpegVous êtes acheteur ou vendeur ? Ne vous faites plus avoir et mettez vous au courant des pratiques en terme de vente immobilière. Tout «bon» rapport d’expertise peut donner l’illusion au lecteur non averti que l’évaluation immobilière est une science exacte. Loin s’en faut. Les caractéristiques des biens et les particularités du marché immobilier induisent une multiplicité de concepts, d’approches, de méthodes, de techniques et de résultats qu'il serait bon de connaitre.

La quête du prix probable

Commençons donc par éviter le flou du terme valeur en utilisant dorénavant l’expression prix probable pour désigner le montant pour lequel un immeuble X changerait de propriétaire s’il était mis en vente dans des conditions normales (la traditionnelle valeur vénale). À l’origine, le présent ouvrage a été conçu pour guider l’expert dans sa quête du prix probable.

te%CC%81le%CC%81chargement-1.pngLorsqu’il doit estimer le prix probable de l’immeuble X, l’expert se tourne naturellement vers le marché. Après tout, s’il s’agissait d’estimer le prix d’un lingot d’or ou d’une action Nestlé, on ouvrirait rapidement la page boursière de son quotidien préféré. Si des immeubles semblables ont récemment été échangés à tel prix, celui-ci devrait s’échanger au même prix. Il suffit alors à l’expert d’observer les prix payés sur le marché pour répondre à la question posée. C’est l’estimation directe du prix probable, celle qui semble la plus objective. On la trouve dans de nombreuses expertises et dans tous les manuels, habituellement sous les termes de valeur par comparaison (ce qui est maladroit parce que les autres méthodes d’évaluation reposent également sur des comparaisons).

Mais deux immeubles identiques, cela n’existe pas. L’hétérogénéité des biens est la principale source des difficultés rencontrées par l’expert. Elle l’oblige à ajuster les prix du marché en fonction des caractéristiques des biens échangés et de l’immeuble X, des ajustements souvent ardus et périlleux. La collecte de toute l’information nécessaire est souvent impossible, les calculs comportent forcément une part de subjectivité et le résultat de l’ajustement est, par conséquent, un peu aléatoire.

Estimation directe

L’estimation directe (statistique) a, de surcroît, le défaut de ne pas vraiment expliquer le prix estimé pour le bien immobilier. L’expert estime que l’immeuble X se vendrait pour tel prix probable parce que des immeubles semblables ont été échangés à des prix proches, mais faute de comprendre les déterminants de ces prix, il est impossible de prédire comment le prix probable de l’immeuble X évoluera.

te%CC%81le%CC%81chargement-12.jpegÀ la recherche d’un ancrage plus solide, on arrive rapidement au prix de reconstruction. Pourquoi les acheteurs accepteraient-ils de payer plus pour l’immeuble X que le coût de construction d’un immeuble identique? Cette comparaison est une première illustration des arbitrages qui sont au cœur de cet ouvrage. Il y en a d’autres, tels que l’arbitrage entre acheter l’immeuble pour placer son capital et le placer dans un autre actif. Ou l’arbitrage entre acheter l’immeuble X pour l’occuper et prendre un autre immeuble en location. Sans oublier l’arbitrage entre acheter l’immeuble X et en acheter un autre, qui donne sa justification théorique à l’estimation directe puisqu’il implique que deux objets semblables devraient s’échanger à des prix semblables (les différences de prix étant uniquement les reflets des différences de qualité).

images-1-300x120.jpegLes manuels et les experts sont habituellement muets sur le sujet. Pourtant, ces arbitrages apportent une justification aux autres méthodes usuelles d’estimation du prix probable – la méthode dite de la valeur intrinsèque pour l’arbitrage avec la construction, la méthode dite de la valeur de rendement pour l’arbitrage avec un autre placement ou la location d’un autre bien.

Les arbitrages avec les alternatives des acheteurs conduisent à fixer autant de limites supérieures au prix probable de l’immeuble X. Lorsque l’expert en calcule plusieurs, l’usage veut qu’il fasse une moyenne de ces limites, en surpondérant celle qu’il préfère ou qui lui inspire le plus confiance, pour « découvrir » le prix probable.

En vérité, c’est la limite la plus basse qui détermine le prix auquel on peut espérer vendre l’immeuble X, puisqu’aucun acheteur ne devrait accepter de payer plus que ce que lui coûterait l’alternative la plus avantageuse. Et n’oublions pas que le vendeur doit aussi être d’accord, donc que la vente de l’immeuble X doit aussi être intéressante pour lui.

L’estimation reposant explicitement sur les arbitrages exige une analyse plus fine des acteurs en présence. Il faut déterminer les exigences du propriétaire et les prix demandés par les autres propriétaires avec lesquels il est en concurrence sur le marché immobilier. Il faut également mieux identifier les acheteurs potentiels de l’immeuble X et la façon dont eux comparent les alternatives plutôt que de supposer une sorte d’acheteur moyen non défini.

Le prix acceptable

images.jpegNous utiliserons l’expression prix acceptable pour désigner le montant contre lequel un propriétaire accepterait de céder son bien ainsi que le montant qu’un acheteur accepterait de payer pour acquérir un bien. Pour le vendeur, il s’agit d’un prix minimum ou plancher, pour l’acheteur d’un prix maximum ou plafond. Chaque acheteur aboutit à un prix acceptable différent parce que chacun effectue les comparaisons (procède aux arbitrages) selon ses propres critères. À la fin, ce sont les acheteurs qui aboutissent aux prix acceptables les plus élevés qui vont se faire concurrence pour acheter le bien et donc déterminer le prix. La confrontation sur le marché de tous ces prix acceptables détermine le prix de transaction. Dès lors, une troisième approche pour estimer le prix probable passe par l’analyse fine des prix acceptables des acteurs en présence et de leur confrontation.

Pour conclure voici le graphique traduisant les notions évoqués plus haut :

graphique-300x220.png

Cet article traitant du sujet : "La recherche du prix probable d'un immeuble" n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

978-2-88915-200-1-200x300.jpgPour en savoir plus : Ce livre présente les différentes méthodes d’évaluation des immeubles. Son originalité vient d’une mise en relation et d’une appréciation des différentes méthodes dans le cadre d’une réflexion globale sur la formation des prix immobiliers. Réticents aux «recettes miracle», les auteurs sont remontés aux sources de ces méthodes afin de guider le praticien dans le choix des outils appropriés à son mandat. L’ouvrage montre ainsi comment la comparaison avec les prix du marché, l’analyse financière et la connaissance des coûts de construction – les trois piliers de l’évaluation immobilière – peuvent servir l’expert dans sa quête du prix probable ou du prix acceptable pour son client. Au final, le lecteur percevra clairement les différences et les points communs entre les diverses méthodes d’évaluation, ainsi que les conditions dans lesquelles chacune d’elles peut être utilisée.

>> Commandez dès à présent votre ouvrage

Extrait du titre Les secrets de l'expertise immobilière
De Philippe Favarger et Philippe Thalmann
Collection Construction: économie, droit 
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

28/08/2018

La surpuissance souveraine d'Amazon

te%CC%81le%CC%81chargement-8-300x134.jpegQUARANTE-QUATRE POUR CENT DES MÉNAGES AMÉRICAINS possèdent une arme à feu et 52 % sont abonnés à Amazon Prime. Les ménages aisés sont plus susceptibles d'avoir un abonnement Amazon Prime qu'un téléphone fixe. En 2016, aux États-Unis, la moitié de la croissance totale des activités en ligne et 21 % de la croissance des ventes au détail pourrait être attribuée à Amazon. Dans les points de vente physiques, un consommateur sur quatre consulte les avis d'utilisateurs sur Amazon avant d'effectuer ses achats. Ces chiffres sont impressionnants et traduisent l'ampleur que peut avoir cette firme sur notre société. De quoi la compagnie Amazon est-elle capable ?

Lire la suite

Facebook, le business des données personnelles

te%CC%81le%CC%81chargement-2-3.jpegFacebook, Inc. entretient une relation profonde avec 2 milliards de personnes au quotidien. Cette firme détient trois des cinq plateformes dont le nombre d’utilisateurs a grimpé à 100 millions le plus rapidement : Facebook, WhatsApp et Instagram. Avec ce joli palmarès, et sa présence quotidienne chez une partie de l'humanité, Facebook possède un place mérité parmi les plus grands de ce monde.

Lire la suite

Google, l'omniscience incarnée

t%C3%A9l%C3%A9chargement.jpgGrace à Google, nous trouvons réponse à nos questions immédiatement, ce qui nous assure une forme de tranquillité. Google nous met même en évidence la meilleure réponse : voilà ce que vous devez savoir, en gros caractères, au cas où vous seriez en train de paniquer.

Lire la suite

APPLE, LA marque de luxe du XXIe siècle

te%CC%81le%CC%81chargement-1-2.jpegSteve Jobs est devenu le messie de l’économie de l’innovation, et sa réussite éclatante, l’iPhone, est devenue le vecteur du culte qui lui est voué, un culte élevé au-dessus des autres objets matériels ou technologies. Steve Jobs a accompli une chose importante : faire d’Apple, une entreprise ( la plus grande de tous les temps à l'heure actuelle) ayant placé la prise de risques en tête de ses choix. Retour sur ce qui a fait Apple.

Lire la suite

La crise permanente

images.pngParler de «crise permanente» à l’heure où les médias font état d’une reprise de la croissance semble en effet paradoxal. Étonnamment, aucun d'entre eux n’a jusqu’à présent signalé le caractère artificiel de cette croissance. Or, elle repose principalement sur une explosion de la dette mondiale. Personne n’a évoqué non plus la déconnexion toujours plus importante entre la croissance et les performances des entreprises et de l’économie. Ou encore les injections permanentes et gigantesques des banques centrales dans le secteur financier afin de maintenir le fleuron bancaire à flot et d'en préserver les avantages, souvent au détriment des citoyens.

Une guerre sans frontière

t%C3%A9l%C3%A9chargement-5-1-300x168.jpgAujourd’hui, la jeunesse européenne ne meurt plus en masse dans les tranchées ou sur les champs de bataille. Ceux d’entre elle qui disparaissent prématurément le doivent plutôt aux accidents de la route et aux suicides. Elle est pourtant enrôlée dans cette autre forme de guerre qu’est cette guerre financière, et dont elle pâtit le plus souvent. Ses maux sont la dépression, l’alcoolémie, le surpoids... qui sont précisément les corollaires de la détresse. Ses peurs: l’avenir et les risques de chômage et d’insécurité générés par la crise financière. Les générations actuelles sont hébétées par des médias qui présentent le plus souvent le futile comme essentiel et qui n’abordent l’essentiel au mieux que de manière futile.

Ne possédant pas les clés pour comprendre les véritables enjeux, l’avenir leur apparaît trop souvent indéchiffrable et donc inquiétant. Un chômage de masse s’est installé durablement dans notre société avec pour conséquence une précarisation croissante des emplois et une marginalisation de pans entier de la population. Pour un chômeur, l’exclusion du monde de l’emploi signifie l’impossibilité de bâtir une vie et l’absence de tout horizon. Le vocabulaire guerrier traduit l’ampleur du mal. En l’espace d’un siècle la «bataille pour l’emploi» serait-elle une nouvelle «bataille de la Marne»? Probablement non, car si du côté français la bataille de la Marne fût une victoire, l’issue de la «bataille pour l’emploi» demeure très fumeuse. L’imaginaire «inflexion de la courbe du chômage», l’incantatoire «reprise de la croissance » relèvent dans ce pays plutôt de la propagande que de la réalité.

Crise et chômage

t%C3%A9l%C3%A9chargement-13.jpgPlus généralement, de par le monde, la crise financière a généré plus de 61 millions de chômeurs supplémentaires, sans compter tous ceux qui sont exclus des statistiques officielles. Elle semble posséder un caractère permanent, puisque les mesures prises pour soi-disant y remédier ne font que la prolonger.

Cette profonde crise est la résultante d’une guerre financière mondiale qui spolie et appauvrit à grande échelle une large majorité de la population du globe. Ce conflit est asymétrique, car il est essentiellement mené par une aristocratie financière, une toute petite minorité qui représente à peine 0,001% de cette population.

Les théâtres de cette guerre sont multiples et situés sur différents continents. L’Europe en est un, avec aujourd’hui la Grèce et Athènes comme point focal. Certains quartiers d’Athènes ont été ravagés par ce conflit et par cette crise financière d’une rare intensité. Tant les affrontements réguliers entre manifestants et forces de l’ordre que le chômage et la précarité à grande échelle sont les caractéristiques de cette guerre sociale. Une de ses causes est qu’en 2000, la banque Goldman Sachs a permis à la Grèce de camoufler une partie de sa dette, ce qui a permis à ce pays d’intégrer la zone euro. Sans cette manipulation financière, une telle intégration n’aurait pas été possible, et cela aurait été souhaitable tant pour la Grèce que pour la zone euro.

Spéculation et finance

t%C3%A9l%C3%A9chargement-300x166.pngL’Afrique est un autre théâtre de cette guerre sans frontière. Les pays perdants dans ce conflit économique et financier sont pour la plupart situés sur ce continent. Une des conséquences de leur défaite est d’avoir à subir la pollution industrielle du monde développé, c’est-à-dire de lui servir de plus en plus de dépotoir. On le sait, le fleuron de la modernité, le secteur informatique, génère des milliers de tonnes de déchets. Certains pays africains, le Ghana en particulier, sont devenus de vastes décharges à ciel ouvert. Des enfants, des adolescents, au lieu d’aller à l’école, essaient jour après jour, avec des outils de fortune, de dépecer nos ordinateurs tombés en panne, pour en extraire certains métaux et les revendre. Ils sont exposés à des produits toxiques. Leur travail est dangereux. La survie quotidienne est une guerre permanente.

t%C3%A9l%C3%A9chargement-2.jpgPar ailleurs, dans le domaine alimentaire, la spéculation effrénée créée une pénurie dont de nombreux africains souffrent. En 2008 par exemple, selon la FAO10, plus de 900 millions d’individus souffraient de malnutrition. Pourtant, la production céréalière mondiale cette année-là aurait largement suffi pour subvenir aux besoins de l’ensemble de la population. De nos jours, tous les 24 heures, quelque 25000 personnes dont 18 000 enfants décèdent des suites de la famine.

L’Amérique est aussi un théâtre de cette vaste guerre. Dans le domaine industriel, au cœur même des États-Unis, la ville de Detroit autrefois réputée pour sa production automobile, est devenue méconnaissable. Certains de ses quartiers sont dévastés. Usines à l’abandon et maisons en ruine en sont les caractéristiques. Les cerveaux requis pour produire de manière compétitive des voitures plus petites, utilisant des moteurs hybrides, consommant moins d’énergie et qui émettraient moins de gaz carbonique, lui font défaut car ils ont trop souvent émigré à Wall-Street. En effet, le secteur financier rémunère bien mieux les ingénieurs que le secteur industriel, et ce non pas car il est plus efficace, mais parce qu’il est particulièrement subventionné.

Finance au brésil

t%C3%A9l%C3%A9chargement-1-300x150.jpgAu Brésil, au début 2015, cette guerre financière prend un caractère particulier. Le pays souffre d’un manque de liquidité, mais au sens premier du terme. Il s’agit de l’eau, essentielle à la vie! Le sud-est du Brésil subit une sécheresse inquiétante. La situation en termes de distribution d’eau est problématique. Des mégapoles comme São Paulo et Rio de Janeiro sont touchées. Les réserves qui alimentent ces deux villes ont atteint des niveaux historiquement faibles: celle de Cantareira pour São Paulo et celle de rio Paraíba do Sul que se disputent São Paulo et Rio de Janeiro. Le rationnement de l’eau est probable. Dans l’urgence, pour faire face aux besoins, l’État de São Paulo envisage d’utiliser un réservoir d’eau polluée (celui de Billings) pour la population et ce avant qu’une véritable décontamination n’ait eu lieu, ainsi que des égouts à ciel ouverts comme les fleuves Tietê et Pinheiros pour l’industrie. Actuellement, deux phénomènes sont observés. D’une part, le niveau de pluviométrie est bien trop faible. D’autre part, lorsqu’il pleut, l’eau va se perdre dans les égouts. Certains experts estiment probable que la déforestation continue de l’Amazonie soit la véritable cause de la sécheresse exceptionnelle que connaît le sud-est du Brésil.

t%C3%A9l%C3%A9chargement-14.jpgQuant au second phénomène, la société Sabesp, responsable de l’approvisionnement en eau de São Paulo, n’a pas procédé à des investissements de canalisation sérieux depuis de nombreuses années. Elle préfère distribuer des dividendes importants plutôt que d’investir dans la modernisation du réseau. Entre 2007 et 2014 les profits de cette compagnie, une des plus rentables du pays, se sont élevés à environ 10 milliards de reals, soit 3,23 milliards d’euros ou 3,4 milliards de francs suisses. De cette somme, environ un tiers fut destiné aux actionnaires, tant publics que privés. De tels dividendes dépassent de 48% le minimum légal et sont rarement observés dans de tels secteurs d’activités. Ce qui resta des profits ne fut pas vraiment investi de manière responsable. Le taux de fuite d’eau est de 36% à São Paulo, ce qui correspond à 435 milliards de litres par an ! Pour cette société, il semble qu’il soit moins cher de laisser fuir l’eau que de procéder aux investissements permettant de rénover et réparer les canalisations. Les bonus des directeurs de cette compagnie sont uniquement basés sur les profits réalisés, sans qu’aucun indicateur d’efficacité ne soit considéré. Pourquoi rénover et réparer les canalisations, si cela fait en même temps diminuer les profits à court terme ?

La logique financière «court-termiste» est à l’origine de ces deux phénomènes. Elle correspond aux intérêts d’une élite trop souvent corrompue, et ce au détriment des besoins de base de la population. Le pays est fier d’organiser une coupe du monde de football et les Jeux olympiques en l’espace de deux ans (2014 et 2016) et néglige l’élément vital : l’eau !

Cet article n'est qu'une courte introduction au livre présenté ci-dessous, comprenant quant à lui une analyse complète .

crise_large-205x300.jpgPour en savoir plus :  Ce livre présente un état des lieux objectif. Il décrit la financiarisation de l'économie et de la société à l’œuvre aujourd’hui, le rôle des grandes banques et des fonds spéculatifs ainsi que l’état d’esprit des croupiers de la finance et des mercenaires de la guerre financière, dont les pratiques nous touchent toutes et tous au quotidien, dans le monde entier. Prendre conscience de la situation et du problème permet également d’élaborer des solutions. Elles existent et ce livre les identifie.

> Commandez dès à présent votre ouvrage

A lire aussi : Le trader, mercenaire du XXIè siècle

 

Extrait du titre La crise permanente
De Jonathan Silvertown
Collection Quanto 
Publié aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

Le trader, mercenaire du XXIè siècle

te%CC%81le%CC%81chargement-300x158.jpegParler de «crise permanente» à l’heure où les médias font état d’une reprise de la croissance semble en effet paradoxal. Étonnamment, aucun d'entre eux n’a jusqu’à présent signalé le caractère artificiel de cette croissance. Or, elle repose principalement sur une explosion de la dette mondiale. Personne n’a évoqué non plus la déconnexion toujours plus importante entre la croissance et les performances des entreprises et de l’économie. Ou encore les injections permanentes et gigantesques des banques centrales dans le secteur financier afin de maintenir le fleuron bancaire à flot et d'en préserver les avantages, souvent au détriment des citoyens.

Lire la suite

10 clés du contract management

te%CC%81le%CC%81chargement-2.jpegDécrocher un contrat à l’étranger est gratifiant, mais lance l’entreprise dans une aventure parsemée d’inconnues. Décalages culturels, méconnaissance des parties prenantes, défis mal cernés, perception faussée de l’environnement de réalisation ou encore négligence de règles locales sont autant d’écueils à l’atteinte des objectifs.

L’entrepreneur se voit ainsi confier un trousseau de clés forgées sur le terrain pour pleinement réussir sur la scène internationale.

 

Lire la suite

Contract Management : Savez-vous gérer réclamations et litiges ?

te%CC%81le%CC%81chargement-1.jpegDécrocher un contrat à l’étranger est gratifiant, mais lance l’entreprise dans une aventure parsemée d’inconnues. Décalages culturels, méconnaissance des parties prenantes, défis mal cernés, perception faussée de l’environnement de réalisation ou encore négligence de règles locales sont autant d’écueils à l’atteinte des objectifs.

L’entrepreneur se voit ainsi confier un trousseau de clés forgées sur le terrain pour pleinement réussir sur la scène internationale.

 

Lire la suite

La fraude fiscale vielle comme l'impôt

t%C3%A9l%C3%A9chargement-1-1.jpgFaire l’histoire de la fraude fiscale, c’est faire celle de l’impôt. «La fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’homme», aurait dit le Président Pompidou. Le conflit entre créancier et débiteur de l’impôt est programmé depuis les origines. L’impôt est aussi difficile à percevoir qu’à payer. L’histoire est traversée par la violence des percepteurs comme par la résistance de leurs tributaires.

Lire la suite

Le fisc Américain ou l'organisation qui fit tomber les banques suisses

images-3.jpgIl faut méconnaître profondément la société américaine pour tenter, comme banque, d’accroître ses parts de marché en attirant de nouveaux clients par des propositions d’aide à la soustraction fiscale. Chaque année, la division criminelle du fisc américain (IRS Criminal Investigation) publie un rapport d’une cinquantaine de pages, disponible sur Internet depuis 2012, et présentant en quelque sorte les «prises de l’année». Ces dernières années, les affaires des poursuites en justice des banques Suisses et européennes ont fait coulé beaucoup d'encres.

Lire la suite

Trust : comprendre le montage de johnny

te%CC%81le%CC%81chargement-1-3.jpegAprès le secret bancaire, la lutte contre la fraude fiscale internationale devra avoir pour cible les trusts de dissimulation, sans quoi un pan important de la masse défiscalisée demeurera définitivement hors de portée. La stratégie sera plus complexe que pour le secret bancaire. Le trust est en effet bien plus ancien, et très ancré dans les mœurs anglo-saxonnes. « Il est pour nous, juristes anglais, presque essentiel à la civilisation » écrivait au 19e siècle le grand historien du droit anglais Maitland.

Lire la suite

La criminalité en col blanc

te%CC%81le%CC%81chargement-5.jpegToute entreprise, PME comme multinationale, est confrontée au risque de fraude. Celle-ci peut prendre de multiples formes : il peut s’agir d’un simple vol commis par un employé indélicat, ou de cas plus complexes comme la falsification de comptes, la soustraction de données informatiques ou encore l’utilisation de fonds de l’entreprise pour rémunérer un agent corrompu. Plusieurs entreprises ont pris conscience des risques inhérents à la fraude et se sont dotées de moyens de les prévenir et d’en identifier les auteurs.

Lire la suite

La corruption en droit Suisse

te%CC%81le%CC%81chargement.jpegToute entreprise, PME comme multinationale, est confrontée au risque de fraude. Celle-ci peut prendre de multiples formes : il peut s’agir d’un simple vol commis par un employé indélicat, ou de cas plus complexes comme la falsification de comptes, la soustraction de données informatiques ou encore l’utilisation de fonds de l’entreprise pour rémunérer un agent corrompu. Plusieurs entreprises ont pris conscience des risques inhérents à la fraude et se sont dotées de moyens de les prévenir et d’en identifier les auteurs.

Lire la suite

Quelles sont les responsabilités de l’entreprise et de son chef ?

te%CC%81le%CC%81chargement-7.jpegToute entreprise, PME comme multinationale, est confrontée au risque de fraude. Celle-ci peut prendre de multiples formes : il peut s’agir d’un simple vol commis par un employé indélicat, ou de cas plus complexes comme la falsification de comptes, la soustraction de données informatiques ou encore l’utilisation de fonds de l’entreprise pour rémunérer un agent corrompu. Plusieurs entreprises ont pris conscience des risques inhérents à la fraude et se sont dotées de moyens de les prévenir et d’en identifier les auteurs.

Lire la suite

02/11/2017

Décider comme un leader !

images-1.jpegDéfinir les objectifs à atteindre, susciter l’adhésion de ses collaborateurs, identifier et fédérer les compétences, telles sont les bases du leader et d’un management efficient. Si celles-ci paraissent évidentes, leur mise en application peut sembler complexe et délicate, tant pour le jeune manager en charge de sa première équipe, que pour le cadre aguerri désireux de revisiter ou d’affiner sa pratique.

Lire la suite

24/09/2017

Savez-vous vraiment motiver ?

te%CC%81le%CC%81chargement-7.jpegIl suffit parfois d’un détail pour qu’une organisation échoue à atteindre ses objectifs, alors même que la stratégie a été longuement réfléchie, que les compétences sont présentes, tout comme les volontés individuelles. Mais lequel? Tenter de répondre à cette question, c’est interroger la culture de l’entreprise.

 

Lire la suite

22/09/2017

Agir, le nerf de la guerre des entreprises

images-300x150.jpegIl suffit parfois d’un détail pour qu’une organisation échoue à atteindre ses objectifs, alors même que la stratégie a été longuement réfléchie, que les compétences sont présentes, tout comme les volontés individuelles. Mais lequel? Tenter de répondre à cette question, c’est interroger la culture de l’entreprise.

Le domaine de l’organisation du travail est multiple. Il se retrouve à la fois dans le monde de la business analysis et de l’informatique, qui consiste à analyser les processus techniques des entreprises dans le but d’améliorer la productivité et la qualité des prestations fournies, et le monde des ressources humaines, qui consiste à rechercher la meilleure adéquation entre les compétences, les structures et les individus.

Lire la suite