27/12/2013

Architectures catalanes des années 1950

23499673-spain--circa-1955-a-stamp-printed-in-spain-shows-francisco-franco-circa-1955.jpgLe Catalan Francesc Català-Roca (1922-1998) est aujourd’hui reconnu dans toute l’Espagne comme l’un des photographes majeurs de l’après-guerre. Premier représentant de sa discipline à justifier le Prix national des arts plastiques en 1983, il a vu récemment sa position confirmée par d’importants recueils et expositions posthumes. Son historiographie encore embryonnaire souligne l’exceptionnelle polyvalence de son oeuvre. Y dominerait, sous une forme assimilée au photoreportage, une vision à la fois poétique et critique de la société espagnole et des profondes mutations qui l’ont progressivement traversée à partir des années 1950 pour s’accélérer après la chute de la dictature franquiste.

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17/11/2013

Paul Klee: Sa théorie de l'art

Toute sa vie, Klee a été tenu par les critiques d’art à un rôle qui - s’il avait quelque chose de flatteur au départ – lui est bientôt devenu pénible, voire préjudiciable. A l’époque de la Première Guerre mondiale, il passe en effet auprès de ses premiers admirateurs pour un artiste au talent hors du commun et un rêveur éthéré. En 1918, l’écrivain et critique d’art Theodor Däubler le dit d’ailleurs « ineffablement différent de tous les créateurs doués de notre temps ». Un autoportrait daté de 1919 et intitulé Méditation, dans lequel il se représente les yeux fermés et sans oreilles, illustre cette distance au monde et démontre que Klee s’est volontiers prêté à ce rôle de visionnaire introspectif à l’origine.

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23/07/2012

Ecrire pour vivre autrement

3080987.image?w=200&h=150«Ce fut à cette époque que je fis connaissance avec la première femme d’un esprit supérieur que j’ai connue, et l’une de celles qui en avait le plus que j’ai jamais rencontrées. elle se nommait Mme de Charrière. C’était une hollandaise d’une des premières familles de ce pays, et qui dans sa jeunesse avait fait beaucoup de bruit par son esprit et la bizarrerie de son caractère.» C’est en ces termes que benjamin Constant relate, dans Ma vie, sa rencontre avec Isabelle de Charrière en mars 1787. Cette rencontre allait donner lieu à une liaison célèbre de l’histoire littéraire entre une dame hollandaise un peu étrange et le très jeune homme qu’est alors Constant : il a vingt ans, elle quarante-sept. Cette «bizarrerie» a de quoi surprendre aujourd’hui encore, et, longtemps en effet, cette liaison a elle-même infléchi la réputation d’Isabelle de Charrière. Constant l’immortalisa non seulement dans son autobiographie mais également dans son roman Adolphe, dans lequel il fait apparaître Isabelle de Charrière sous les traits d’une « femme âgée » à laquelle il accole plus que généreusement l’adjectif « bizarre ».

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27/02/2012

Bertil Galland, un savoir vivant

images?q=tbn:ANd9GcSyAdCF0K0AiyWDzq16MnRL4JenbPZlQSf_JXe6dBMSIwdeLWA7Une vie avec les mots et les livres, une vie pour les livres et les mots. « Un livre qui paraît presque rien et qui peut être presque tout», déclare Bertil Galland dans un entretien filmé à l’occasion de la remise du Prix du Rayonnement par la Fondation vaudoise pour la culture en 2007. Quel plus bel intitulé de Prix décerné à Bertil Galland que celui du Rayonnement? Rayonnement intérieur et rayonnement extérieur. Bertil Galland a fait entrer le monde entier dans sa vie, ses livres et ses chroniques et ceux-ci constituent eux-mêmes un ensemble complet qui fait l’œuvre, la marque et la force tout à la fois granitique et magnétique de l’homme.

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07/11/2011

An EPFL spin-off raises 10 million Swiss francs

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One of the biggest financing rounds for furthering the work of a doctoral student has just been completed at EPFL. The microscopic electrodes developed by André Mercanzini – which are currently in clinical trials – could revolutionize Deep Brain Stimulation.

The microelectrodes developed by André Mercanzini should generate a lot of interest from investors: they have the potential to reduce side-effects, the risk of complications, and cost.

 

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09/10/2011

Distinction suprême pour un pionnier

9387420-vector-of-a-finger-print.jpgPierre Margot, directeur de l’Ecole des sciences criminelles de l’Université de Lausanne et Directeur de collection en Sciences forensiques aux PPUR, vient de recevoir la médaille Douglas M. Lucas 2011, soit la distinction la plus prestigieuse au monde dans le domaine des sciences forensiques. Décernée par l’Académie américaine des sciences forensiques et remise tous les trois ans seulement, cette médaille récompense le travail de pionnier de Pierre Margot dans le domaine des empreintes digitales.

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17/06/2011

Rem Koolhaas

xinsrc_dad2247a3296422d904474c1ae925d37_1.jpgRemmert Koolhaas was born in 1944 in Rotterdam, where bombing in World War II had erased, as in Berlin, the image of the historical city. With his family he moved to Jakarta, Indonesia, in 1952 and staying until 1956, and then to Brazil, where he admired the works of Oscar Niemeyer. Back in Holland he would often spend time drawing in the architecture studio of his grandfather, Dirk Roosenburg. In 1963 he began to work for the weekly of the Dutch liberal right, “De Haagse Post”, doing layout and writing on cinema, literature, music, politics, sports, sexuality, art and architecture (including articles on Hendricus Theodorus Wijdeveld and Le Corbusier, as well as interviews with Constant Nieuwenhuys and Federico Fellini).

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23/05/2011

Mercanton: une grande ombre

podcast-50x47.pnglogo_rsr.gif> Ecouter l’interview / Jacques Mercanton, né à Lausanne en 1910, est devenu le grand homme méconnu des Lettres romandes au 20e siècle. Depuis sa mort, en 1996, on n’entend guère parler de lui, dans son pays natal ni, bien sûr, en France. Jacques Chessex, dans un texte de 2008, évoquait de cet homme la «fascination mystique, ami de Thomas Mann et de Malraux, prodigieuse intelligence de la musique et des formes, et tout cela pour rien et pour presque personne ». Avant d’être le vieillard que brocarde la plume acérée de l’auteur de Portrait des Vaudois, Mercanton avait figuré dans Les Saintes Ecritures (1972), comme le professeur, le critique familier de Joyce et des classiques français, et le créateur d’un univers romanesque fascinant. Après avoir donné deux ans plus tard son chef-d’œuvre, L’Eté des Sept-Dormants, il ne publia plus rien, hormis quelques articles, cédant la place aux mythes que l’on a pu créer autour de lui et qui ont largement contribué à l’enterrer: celui de «grand classique», de «grand Européen» et jusqu’au «fou», fût-il un fou de Dieu, que Chessex évoque dans un génial coup de grâce.

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30/11/2010

Francesco Borromini: le mystère et l’éclat

Santa%20Lucia%20in%20Selci%202.jpg« L’infamie de notre siècle » : voilà dans quels termes on a pu décrire l’un des chefs-d’oeuvre de Francesco Borromini, quelques années après sa mort. Cent ans plus tard, le jugement n’a guère changé : Borromini ? Un « maître en l’art de détruire », coupable d’avoir donné au monde « les plus grands modèles de bizarrerie ». Le dix-neuvième siècle ne sera pas beaucoup plus tendre. Jakob Burckhardt, l’illustre auteur de la Civilisation de la Renaissance en Italie, qualifiera de « délires » et de « fantaisies déchaînées » les créations architecturales de son compatriote.

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16:15 Publié dans Figures | Tags : art | Lien permanent | Commentaires (0)