09/10/2011

Distinction suprême pour un pionnier

9387420-vector-of-a-finger-print.jpgPierre Margot, directeur de l’Ecole des sciences criminelles de l’Université de Lausanne et Directeur de collection en Sciences forensiques aux PPUR, vient de recevoir la médaille Douglas M. Lucas 2011, soit la distinction la plus prestigieuse au monde dans le domaine des sciences forensiques. Décernée par l’Académie américaine des sciences forensiques et remise tous les trois ans seulement, cette médaille récompense le travail de pionnier de Pierre Margot dans le domaine des empreintes digitales.


Le professeur de l’UNIL est honoré pour ses contributions scientifiques, reconnues au niveau international, qui ont permis de faire avancer non seulement la recherche mais aussi la sécurité. «La recherche n’a de sens en sciences forensiques que si les nouveautés que nous découvrons ou les affaires que nous analysons sont transmises à l’extérieur et sont utiles à l’enseignement et aux enquêteurs», explique-t-il.

Né le 25 février 1950, le professeur Margot affiche un impressionnant parcours de chercheur et d’enseignant. C’est à Lausanne que cet expert débute sa carrière d’étudiant vers le début des années 70. Il se rendra ensuite en Ecosse, l’Université de Strathclyde à Glasgow, pour y entreprendre une thèse sur des champignons toxiques et hallucinogènes avant de conduire des recherches aux Etats-Unis, à Salt Lake City. Le scientifique passera aussi deux ans à l’EPFL, puis à l’Université nationale australienne à Canberra où il développera, là encore, de nouveaux moyens de détection des empreintes digitales. Il vient d’ailleurs d’obtenir une récompense australienne pour le développement d’une lampe utilisée dans la détection de traces.

En 1986, Pierre Margot prend la direction de l’Institut de police scientifique et de criminologie de l’UNIL. Avec ses collaborateurs, il a travaillé sur de nombreuses affaires criminelles largement médiatisées, telles que l’affaire Gregory ou l’affaire Seznec. Ce qui tient le plus à coeur à ce «traqueur de traces»? Transmettre sa passion à ses étudiants et construire une cohérence dans la discipline des sciences forensiques.

Les recherches effectuées à l’ESC de l’UNIL ont permis l’élaboration de nouveaux procédés d’investigation. Pour preuve, si jusqu’en 1986, cinq thèses avaient été écrites dans le cadre de l’ESC, on en compte aujourd’hui plus de soixante. La distinction que le professeur Pierre Margot vient de recevoir démontre le prestige international, largement reconnu, de l’Ecole des sciences criminelles de l’UNIL.

À présent, les physiciens du LHC travaillent d’arrache-pied pour présenter l’analyse de ces collisions lors des traditionnelles conférences estivales de physique (Société européenne de physique,du 21 au 27 juillet à Grenoble, et conférence Lepton-Photon, à l’Institut Tata, à Mumbai en Inde, du 22 au 27 août).

Les deux gibiers principaux que les physiciens traquent parmi les résultats des collisions sont le boson de Higgs et des particules supersymétriques. Le mécanisme de Higgs, et boson du même nom, représentent le seul élément manquant du Modèle standard de la physique des particules. Ce modèle explique le comportement et les interactions des particules élémentaires constituant la matière ordinaire (celle des étoiles, des hommes et des papillons).

Mais cette matière ordinaire semble ne représenter que 4 % environ de l’ensemble de l’Univers (sa masse et son énergie). La supersymétrie est une théorie qui pourrait expliquer la mystérieuse matière noire qui constitue environ un quart de l’Univers. Si ces particules sont suffisamment légères, elles ont peut-être été fabriquées dans ces collisions, où elles ont ensuite rapidement disparu en se transformant énergie. Encore faut-il les dénicher en analysant les traces de ces collisions et particules dans les détecteurs, traces enregistrées dans les gigantesques mémoires informatiques. Des centaines de physiciens, seniors ou plus jeunes (thésards et post-docs), participent à ce travail, à cette traque minutieuse.

> Source

> PPUR - Sciences forensiques

Les commentaires sont fermés.